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Le Président du Liban, Michel Aoun, a appelé à changer le système politique du pays, en abandonnant le principe confessionnel de répartition des pouvoirs.

Le temps est venu de changer le système politique au Liban et d'en faire un État laïc, renonçant au principe confessionnel de répartition des pouvoirs, hérité de la guerre civile, a déclaré dimanche 30 août le Président Michel Aoun dans un discours adressé à ses concitoyens à l'occasion du centenaire de la proclamation du Grand-Liban.

«Parce que je suis convaincu que seul un État laïc est capable de protéger le pluralisme, de le préserver en le transformant en unité réelle, je demande que le Liban soit déclaré État laïc», a indiqué M.Aoun.

M.Aoun a souligné qu'en raison de la répartition des pouvoirs selon le principe confessionnel, le Liban représentait plusieurs républiques au lieu d'une seule.

Il s'est engagé à «appeler au dialogue les autorités religieuses et les dirigeants politiques afin d'arriver à une formule acceptable par tous et pouvant être mise en place à travers des amendements constitutionnels appropriés».

Selon la Constitution libanaise, les organes du pouvoir du pays sont affectés à certaines confessions et seuls des croyants issus de leurs rangs ont le droit de les diriger. En particulier, seul un chrétien maronite a le droit d'occuper le poste de Président.

Le futur Premier ministre, sera-t-il toujours sunnite?

Lundi 31 août, le Président libanais, Michel Aoun, tiendra des consultations avec les groupes parlementaires consacrées à la nomination du nouveau Premier ministre. Selon le principe confessionnel, ce poste doit aller à un musulman sunnite.

Le mouvement Courant du futur (Tayyar al-Mustaqbal) dirigé par l’ancien Premier ministre Saad Hariri a proposé ce dimanche 30 août la candidature de l'ambassadeur du Liban en Allemagne, Mustapha Adib, au poste de chef de gouvernement.

Annonce faite à la veille d’une nouvelle visite de Macron

M.Aoun a fait sa proposition concernant la création d’un État laïc à la veille de la visite du chef de l'État français, Emmanuel Macron, qui appelle également à réformer le système confessionnel.

M.Macron, qui s’est déjà rendu à Beyrouth après la gigantesque explosion du 4 août dans le port de la ville, a déclaré le 28 août que la France ne lâcherait pas le Liban où une confrontation de forces régionales risquerait de provoquer une guerre civile.

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Michel Aoun, Liban
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