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Nouvelle escalade dans le Haut-Karabakh (88)
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Paris a appelé à «cesser immédiatement les hostilités» dans le Haut-Karabakh. La France se dit «vivement préoccupée» par ces affrontements. L'Union européenne a également demandé à ce que les tensions prennent fin.

Situation dans le Haut-Karabakh en 2016
© Sputnik . PAN Photo/Vagan Stepanyan
La France se dit «vivement préoccupée» par les affrontements dans le Haut-Karabakh et appelle à cesser les hostilités.

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Paris, «avec ses partenaires russe et américain, réitère son engagement en vue de parvenir à un règlement négocié et durable du conflit» dans cette région, «dans le respect du droit international».

Des tensions en hausse

Alors que de nouvelles tensions ont eu lieu dans la matinée du 27 septembre entre les parties azerbaïdjanaise et arménienne dans la région du Haut-Karabakh, le Président de celle-ci a décrété la loi martiale et la mobilisation générale, selon son porte-parole.

Des localités pacifiques et la capitale Stepanakert ont été pilonnées par des tirs d’artillerie de la partie azerbaïdjanaise, a rapporté le porte-parole du Président du Haut-Karabakh. Des morts et des blessés parmi la population civile ont été signalés par un médiateur de la région.

L’Arménie a déclaré avoir abattu deux hélicoptères et trois drones azerbaïdjanais. La Défense arménienne a ensuite indiqué que les combats se poursuivaient.

Une «contre-offensive» a été lancée, selon le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

L’UE réagit

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a également appelé à la cessation des hostilités dans la région et au «retour immédiat aux négociations».

«Les informations concernant les hostilités dans le Haut-Karabakh sont la source des plus graves inquiétudes», a-t-il indiqué sur Twitter. «L'action militaire doit cesser, de toute urgence, pour empêcher toute escalade. Un retour immédiat aux négociations, sans conditions préalables, est la seule voie possible».

La réaction de Moscou

Le ministère russe des Affaires étrangères demande aux parties en conflit dans le Haut-Karabakh de cesser immédiatement le feu et d’entamer des négociations visant à stabiliser la situation.

Conflit durable

Principalement peuplés d’Arméniens, cette région autonome avait annoncé en 1988 son intention de se séparer de l’Azerbaïdjan qui faisait alors partie de l’URSS. À l’époque, les hostilités avaient fait près de 15.000 morts dans le Haut-Karabakh.

Depuis 1992, le règlement pacifique du conflit fait l'objet de négociations menées dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE coprésidé par les États-Unis, la Russie et la France. Le premier cessez-le-feu a été conclu en 1994. Après que les parties se sont mutuellement accusées d’avoir lancé des offensives en avril 2016, de violents combats avaient déjà eu lieu.

Dossier:
Nouvelle escalade dans le Haut-Karabakh (88)

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Russie, UE, Haut-Karabakh, Quai d'Orsay, France, Azerbaïdjan, Arménie
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