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«Liberté de presse bafouée»: la diplomatie russe a exprimé son indignation par l'interpellation des journalistes russes en Lettonie et a dit espérer que l'UE évalue de manière rationnelle ce qui est survenu.

Évoquer une violation du régime des sanctions de l'Union européenne comme motivation de l'arrestation des journalistes de Sputnik et Baltnews en Lettonie est inacceptable, a le ministère russe des Affaires étrangères. Selon Moscou, il s'agit d'un «exemple flagrant de liberté de presse bafouée».

Le personnel des portails Baltnews et Sputnik Lettonie a été précédemment inculpé en vertu de l'article sur la violation du régime de sanctions de l'UE. Des perquisitions ont été menées et il leur a été interdit de quitter le territoire. La peine pour cette violation pourrait aller d'une amende à l'emprisonnement, selon la législation lettone.

Les sanctions ont un caractère personnel et visent le directeur général de Rossiya Segodnya, Dmitri Kisselev, et ainsi «ne doivent pas s’étendre à ceux qui collaborent» avec l'agence, a poursuivi la diplomatie russe dans un communiqué.

La question sera soulevée au Conseil ministériel de l'OSCE, a indiqué le ministère. «Nous comptons également sur une évaluation rationnelle de l'UE».

Parallèlement, «des personnalités publiques lettones» se sont retrouvées dans le viseur de l'opération, a ajouté la diplomatie russe.

La rédactrice en chef de Sputnik, Margarita Simonian, a dit espérer que la Russie réponde aux poursuites pénales contre les employés de Baltnews et de la rédaction lettone de Sputnik, ajoutant qu'il est impossible d'établir le contact avec certains des journalistes interpellés.

Sputnik Estonie en mode «urgence»

Sputnik Estonie s'était retrouvé dans une situation similaire en 2019. Tallin a menacé ses employés de poursuites judiciaires s’ils n’arrêtaient pas de travailler pour le groupe russe Rossiya Segodnya à partir du 1er janvier 2020. La rédaction a alors commencé à opérer en mode «urgence»

Le prétexte invoqué a été les sanctions anti-russes décrétées par l’UE en mars 2014 contre plusieurs personnes morales et physiques.

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Margarita Simonian, interpellation, journalistes, Sputnik, Moscou
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