International
URL courte
Par
393816
S'abonner

Une semaine après les déclarations virulentes de Mike Pompeo, le Conseil européen va-t-il annoncer des sanctions ces 10 et 11 décembre, qui conduiraient au divorce avec la Turquie? Une situation peu probable pour Didier Billion, qui considère que les tensions actuelles entre Washington, Bruxelles et Ankara ne résultent que d’un rapport de forces.

Ce 8 décembre, deux jours avant la réunion du Conseil européen qui pourrait être décisive dans les relations entre la Turquie et les États membres de l’Union, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a rappelé que son pays envisageait toujours une adhésion à l’UE. Une déclaration qui peut étonner tant les divergences entre ces deux voisins sont nombreuses: Libye, Méditerranée orientale, Haut-Karabakh…

En effet, ces 10 et 11 décembre, les chefs d’État des pays membres de l’UE pourraient décider de prononcer des sanctions contre la Turquie. Et ce, une semaine seulement après les menaces que Mike Pompeo, secrétaire d’État américain, a proférées à l’encontre d’Ankara, lors de la dernière réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Otan.

Des décisions politiques très peu envisageables, estime Didier Billion, directeur adjoint de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). De fait, si les États-Unis et l’Union européenne sanctionnaient la politique de Recep Tayyip Erdogan, la Turquie pourrait s’éloigner de manière significative des pays occidentaux et se lier davantage aux puissances orientales, russes et chinoises notamment.

Le spécialiste de la Turquie considère que l’attitude actuelle de l’Administration Trump s’explique plus par sa volonté de nuire au probable mandat de Joe Biden que par un désir de rupture avec Ankara, contraire aux intérêts stratégiques des États-Unis et de l’Otan.

Quant à d’éventuelles démarches punitives de Bruxelles contre la Turquie d’Erdogan, Didier Billion estime que les pays membres de l’UE sont trop désunis sur cette question pour qu’elles puissent survenir.

Lire aussi:

«J’ai fait une bêtise mais elle n’a pas souffert»: l’ex-compagnon de la femme tuée à Alençon se livre
Alexeï Navalny interpellé à son retour en Russie
Un mort et plusieurs blessés après une fusillade dans l’Arizona
Tags:
France, Méditerranée orientale, Grèce, Egypte, Libye, Emmanuel Macron, Angela Merkel, Recep Tayyip Erdogan, sanctions économiques, sanctions, Conseil européen, États-Unis, OTAN, UE, Turquie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook