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Dans une interview à Sputnik, le ministre algérien de l’Énergie analyse la situation des marchés pétroliers à la lueur du changement d’administration aux États-Unis. Et Abdelmadjid Attar considère que la nouvelle politique de Joe Biden au Moyen-Orient, notamment en Iran, aura des conséquences directes sur les prix du brut.

Le ministre algérien de l’Énergie revient dans une interview à Sputnik sur les actions de l’OPEP et de l’OPEP+ (l’alliance formée par les 24 pays principaux producteurs de pétrole) pour redresser les cours du pétrole.

Pour Abdelmadjid Attar, les prochaines semaines seront décisives pour les marchés pétroliers à la faveur de l’entrée en fonction du Président démocrate, dont la cérémonie d’investiture se déroule ce mercredi 20 janvier.

«Nous sommes tous très attentifs aux décisions de la nouvelle administration américaine […]. Je dois avouer que nous étions très inquiets ces derniers mois, car nous nous préparions à une attaque américaine contre l’Iran. Je pense que nous sommes sortis de la zone rouge. La géopolitique a un effet sur les hydrocarbures. Les marchés pétroliers attendent la réaction de Biden sur l’Iran et également la nouvelle politique américaine vis-à-vis du Venezuela. Ce sont deux importants producteurs de brut. Pour l’heure, c’est la grande inconnue. Wait and see», expose Abdelmadjid Attar dans un entretien à Sputnik.

Le ministre algérien reconnaît que la décision de l’Arabie saoudite de baisser sa production d’un million de barils par jour (b/j) a dopé les marchés du brut. Abdelmadjid Attar voit en cette mesure exceptionnelle un possible retour du pétrole iranien à la faveur d’une future décantation des relations entre Washington et Téhéran.

«Riyad semble se préparer à de nouvelles décisions américaines», avance-t-il. Les campagnes de vaccination contre le Covid-19 sont également un facteur important à prendre en considération dans le secteur mondial de l’énergie.

«Lors de la réunion de l’OPEP+ du 4 janvier, les négociations ont été rudes. Dès l’ouverture, j’avais dit que la stabilité du marché pétrolier résulterait de la réussite des campagnes de vaccination. Plus les gens seront vaccinés, plus ils voyageront. Pour le baril, la reprise dépend donc de la mobilité de l’activité du secteur aérien, grand consommateur de carburant», souligne Abdelmadjid Attar.

Le ministre algérien de l’Énergie estime que l’absence de crise majeure au Moyen-Orient, la réussite des campagnes de vaccination contre le coronavirus et la reprise du trafic aérien international sont autant de facteurs qui permettront au baril de se maintenir «entre 55 et 60 dollars».

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États-Unis, pétrole, Algérie
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