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Après deux ans, quel bilan peut-on faire du Hirak? Alors que le gouvernement reste fidèle à sa feuille de route, le mouvement pourrait être contraint d’intensifier sa contestation. Critique de l’exécutif et sceptique devant le Hirak, l’écrivain algérien Boualem Sansal espère que celui-ci se fera entendre tout en demeurant pacifique.

Malgré un arrêt de presque un an du fait du risque sanitaire, le Hirak a fêté son deuxième anniversaire le lundi 22 février en relançant ses marches.

Et les manifestations ont repris comme à leurs débuts le vendredi suivant cette commémoration. Pourtant, après ces deux années de contestation, le pouvoir semble garder son cap. Dans la rue, le mouvement peine à transformer ses revendications en actes politiques. Y parviendront-ils? L’écrivain algérien Boualem Sansal juge en tout cas l’hypothèse peu probable pour le moment.

Très critique à l’égard des gouvernements algériens successifs, celui-ci estime que le Président Tebboune et l’État-major de l’armée pourraient tout à fait maintenir leur ligne de conduite si la population ne change pas son mode de contestation. Boualem Sansal, qui rappelle l’importance d’agir de manière pacifique, juge que le Hirak se fatiguera peu à peu. Ainsi les manifestants sont-ils face à un dilemme, entre le risque de sombrer dans la violence et le besoin de passer à la vitesse supérieure.

Plus d’informations dans ce nouveau Lignes rouges spécial Algérie.

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Tags:
Covid-19, désobéissance civile, arrestation, corruption, Hirak, manifestation, Abdelmadjid Tebboune, Algérie
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