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10 ans après les premières révoltes syriennes, l’Occident peut-il à nouveau agir pour faire tomber Bachar el-Assad? Maxime Chaix, spécialiste de l’opération arabo-occidentale Timber Sycamore, juge que malgré la présence des djihadistes HTS*, sans l’implication des pays du Golfe –qui semblent renouer avec Damas–, une telle démarche est impossible.

À l’occasion du dixième anniversaire du déclenchement de la «révolution syrienne», les médias occidentaux ont rappelé les grandes étapes de cette révolte d’une partie de la population, qui s’est peu à peu transformée en guerre civile aux ramifications mondiales. Cependant, au moment de traiter de l’implication de puissances extérieures, ils ont pour la plupart omis d’évoquer l’opération Timber Sycamore. 

Pour Maxime Chaix, journaliste indépendant et auteur de La guerre de l’ombre en Syrie, (Éd. Érick Bonnier, 2019), cette initiative arabo-occidentale est pourtant la clé pour comprendre les dessous de ce conflit sans fin. Pour mémoire, lancé dès la fin 2011, Timber Sycamore est une opération financière et militaire de soutien aux rebelles dits «modérés», impliquant les principales puissances anti-Assad (États du Golfe, Turquie, États-Unis, Royaume-Uni et France).

Mais en 2021, alors que Bachar el-Assad a repris le contrôle de la plus grande partie de son territoire et que les positions militaires des zones encore disputées semblent figées, ces puissances peuvent-elles tenter une nouvelle opération clandestine en se servant de l’actuelle dédiabolisation des «rebelles» du groupe Hayat Tahrir al-Cham* (HTS), ancien Front al-Nosra*, branche syrienne d’Al-Qaïda*, qui contrôle la région d’Idlib?

Plus d’information dans ce nouvel entretien de Lignes Rouges.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
guerre civile, révolution, Iran, Russie, Bachar el-Assad, France, États-Unis, Hayat Tahrir al-Cham, conflit syrien, crise syrienne, Syrie
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