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La Russie promet de riposter à toutes les sanctions imposées par les pays européens et les États-Unis. Selon la diplomatie russe, les menaces de l’UE indiqueraient qu’elle souffre de «manies» d’infaillibilité et d’impunité.

Moscou ne laissera sans réponse aucune nouvelle sanction antirusse de l’Occident, a déclaré ce jeudi 6 mai le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse, commentant les déclarations de la Commission européenne sur la possibilité d’une riposte de Bruxelles aux contre-sanctions russes.

«La série de sanctions lancée par les pays membres de l’Union européenne et d’autres pays occidentaux, y compris les États-Unis, continue. Nous ne laisserons pas sans réponse de telles attaques contre la Russie, les représentants des autorités russes, les parlementaires russes et nos entreprises que l’Union européenne juge coupables uniquement parce qu'elles sont enregistrées dans un pays que l'UE a décidé de déclarer agresseur sans motif convaincant et aucune raison légitime», a indiqué le chef de la diplomatie russe.

Deux «manies» de l’UE

Selon M.Lavrov, Bruxelles a l’air de succomber à sa manie d’agir en toute impunité lorsqu’il parle de nouvelles sanctions contre Moscou et du caractère «illégitime» de la réponse russe à ses restrictions, a poursuivi M.Lavrov:

«Le fait que l’Union européenne évoque le caractère illégitime et l’absence d’une base juridique internationale concernant nos actions signifie qu’elle croit que tout lui est permis. Lorsque l’UE commence à nous menacer par d’autres sanctions, je commence à croire qu’en plus de cette idée de permissivité et d’infaillibilité, l’UE commence à être submergée par une autre manie: celle [de croire qu’elle bénéficie] d’une impunité totale».

Le ministre russe a déploré cette attitude de Bruxelles alimentée par «le lobby russophobe agressif de l’Union européenne».

«À mon avis, c'est une voie sans issue. Je sais qu'un certain nombre de membres de l'UE le pensent aussi, mais le lobby russophobe agressif de l'Union européenne fait son travail, et jusqu'à présent les forces saines de l'Union européenne ne peuvent rien y faire et suivent le courant. C'est triste. Ce n'est pas notre choix. Si vous étudiez les statistiques de tout ce qu’il s'est passé depuis mars 2014, vous verrez tout de suite qui a lancé cette série de sanctions et quelle est la raison pour laquelle nous ne pouvons que répondre à cette hostilité», a conclu le ministre russe.

Bruxelles sanctionne, Moscou répond

Le 30 avril, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé avoir interdit l’entrée sur le territoire russe à plusieurs responsables européens, expliquant que cette décision était une réponse aux mesures restrictives introduites par le Conseil de l'UE les 2 et 22 mars à l'encontre de six citoyens russes.

L’interdiction d’entrée en Russie concerne le président du Parlement européen David Sassoli, le député français auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) Jacques Maire, la vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova, le procureur de Berlin Jörg Raupach, le chef du laboratoire de sûreté chimique, biologique, radiologique et nucléaire de l'Institut suédois de recherche pour la défense totale (FOI) Asa Scott, le président du conseil national de Lettonie Ivars Abolins, le directeur du Centre letton de la langue d'État Maris Baltins et le chef du département estonien de langue Ilmar Tomusk.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a déclaré le 1er mai que l'Union européenne considérait cette décision comme «inacceptable».

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sanctions antirusses, contre-sanctions, sanctions, Sergueï Lavrov, États-Unis, Union européenne (UE)
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