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Le Premier ministre arménien, qui accuse l'armée azérie d'avoir violé la frontière, affirme avoir l’oreille de Macron. Selon lui, Paris pourrait s’engager militairement dans le cadre de l’Onu. Moscou a aussi été contacté.

Emmanuel Macron semble continuer de s’investir dans le dossier arménien. Après avoir demandé le retrait des troupes azerbaïdjanaises, soupçonnées de s’être infiltrées en Arménie, le Président français se dit désormais prêt à passer à l’action. C’est du moins ce qu’a affirmé Nikol Pachinian, Premier ministre arménien par intérim, devant le Parlement.

Ce dernier a déclaré avoir reçu l’assurance que la France se tenait prête à aider militairement, en cas de feu vert de l’Onu.

«Hier, j'ai eu une conversation téléphonique avec le Président de la France. Sa position était sans ambiguïté. Il a déclaré qu'il envisageait la possibilité de transférer la question au Conseil de sécurité de l'Onu. Il a également déclaré que la France était prête à fournir une assistance militaire aux efforts internationaux, sur la base d’un mandat de l’Onu», a ainsi déclaré Nikol Pachinian.

Le Premier ministre arménien a par ailleurs exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité à discuter du problème.

Moscou aussi interpellé

Devant le Parlement, Nikol Pachinian a également annoncé qu’il avait écrit au Président russe. Il lui a aussi demandé une assistance militaire, pour mettre fin à la situation tendue dans la région frontalière de Syunik.

«Un accord a été conclu hier pour que les Forces armées azerbaïdjanaises quittent aujourd'hui le territoire de l'Arménie. Cet accord a été partiellement respecté […] Mais, puisque l'accord n'a pas été pleinement mis en œuvre, je me suis tourné aujourd'hui vers le Président de la Russie […] pour fournir à l'Arménie notamment une assistance militaire», a déclaré M.Pachinian.

Plus tôt ce 14 mai, le Premier ministre arménien avait déjà eu une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine. Ce dernier avait souligné la nécessité de respecter strictement les accords de cessez-le-feu établis après le conflit dans le Haut-Karabakh l’automne dernier.

Ce 13 mai, Nikol Pachinian avait accusé l’armée azerbaïdjanaise d’«infiltration subversive», lors d'une réunion extraordinaire de son conseil de sécurité. Le dirigeant avait affirmé que des militaires avaient violé la frontière, s’aventurant plus de trois kilomètres en territoire arménien. Il leur avait en outre reproché de vouloir «faire le siège» du lac Sev, au sud du pays.

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Tags:
Vladimir Poutine, Emmanuel Macron, Haut-Karabakh, Azerbaïdjan, Arménie
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