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Sommet Poutine-Biden à Genève (28)
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Joe Biden a expliqué pourquoi il n’y aura pas de conférence de presse conjointe, mais deux conférences de presse en solo au terme de son prochain sommet avec Vladimir Poutine à Genève, contrairement à la tradition.

Il n’y aura pas de conférence de presse conjointe à l’issue du sommet des Présidents russe et américain à Genève le 16 juin, parce qu’il n’est pas question de mettre quelqu’un dans l’embarras devant les journalistes, a déclaré ce dimanche 13 juin Joe Biden, à l’issue du sommet du G7 dans les Cornouailles.

«Je ne veux pas dire que la presse ne doit rien savoir. Mais ce n'est pas un concours pour établir qui peut faire mieux lors d’une conférence de presse et essayer de mettre l’autre dans l'embarras», a indiqué M.Biden.

Lors de sa conférence de presse prévue après les entretiens avec M.Poutine, M.Biden a l’intention de clairement définir les conditions de l’amélioration des relations avec la Russie, selon lui.

Deux conférences de presse séparées

La Maison-Blanche a annoncé le 11 juin que M.Biden répondrait «en solo» aux questions des journalistes puisque ce format est «le plus convenable». Le Kremlin a confirmé que les deux chefs d’État s’exprimeraient séparément. Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a estimé que «c'est très probablement la pratique du Président américain».

Le New York Times a supposé à cette occasion que Washington avait renoncé à une conférence de presse conjointe parce que «Vladimir Poutine avait eu raison de Donald Trump» lors d’une conférence de presse à Helsinki en 2018. À l’époque, M.Trump avait mis en doute les résultats d’une enquête américaine sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle de 2016, des propos qualifiés de honteux par le sénateur John McCain.

Quels sujets au menu du sommet Biden-Poutine?

Le Président Biden a déclaré ce dimanche qu’il était prêt à collaborer avec Moscou sur de nombreux dossiers, y compris syrien et libyen.

«Nous allons aller dans la direction où... la Russie a ses propres dilemmes, disons, face à son économie, face au Covid et face non seulement aux États-Unis, mais à l'Europe dans son ensemble et au Moyen-Orient. Il se passe beaucoup de choses là où nous pouvons travailler avec la Russie, par exemple, en Libye», a noté M.Biden.

Il a ensuite commencé à parler d’autres domaines de coopération, mais s'est interrompu en disant: «Je ne devrais pas négocier en public».

La Libye ou la Syrie?

«La Russie s'est engagée dans des activités que nous jugeons contraires aux normes internationales, mais elle est aussi confrontée à de vrais problèmes qu'elle va avoir du mal à régler. Par exemple, la reconstruction de la Syrie, de la Libye […]. Et j’espère que nous pourrons trouver une solution qui sauvera des vies, par exemple en Libye, et qui correspondra à nos intérêts», a-t-il déclaré.

La Maison-Blanche a plus tard expliqué qu'en évoquant la Libye M.Biden avait en vue la Syrie. Lors d'un point presse, le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis Jake Sullivan a déclaré «Oui, oui, c'est bien ça» à la question de savoir si M.Biden avait parlé de la Syrie lorsqu'il commentait la possibilité d'intensifier la coopération entre Washington et Moscou.

Sommet du 16 juin

Les Présidents Poutine et Biden auront une rencontre le 16 juin à Genève.

Selon le service de presse du Président russe, l’entretien devrait porter sur l’état et les perspectives des relations entre la Russie et les États-Unis, la stabilité stratégique, la lutte contre le Covid-19 et des conflits régionaux.

Pour M.Biden, ce sera sa première rencontre avec M.Poutine en qualité de Président des États-Unis. Selon le Kremlin, l’événement revêt une importance énorme, mais ne promet pas de percée.

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Sommet Poutine-Biden à Genève (28)

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Vladimir Poutine, Joe Biden, sommet, Russie, États-Unis
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