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Le conservateur Ebrahim Raïssi est le grand favori de la présidentielle iranienne qui se déroule ce 18 juin. Selon Thierry Coville, économiste et spécialiste du pays, sa victoire redonnerait à l’ayatollah Ali Khamenei un contrôle total de la politique, notamment étrangère. Sa ligne? Un accord, mais aucune normalisation, avec l’ennemi américain.

Ce 18 juin 2021, les Iraniens élisent leur nouveau Président. Si le résultat du scrutin pourrait ne pas être officialisé ces prochaines heures, du fait de nombreux bulletins encore à décompter et d’un éventuel deuxième tour, le conservateur Ebrahim Raïssi fait malgré tout figure d’archi favori. Il devrait remplacer Hassan Rohani, le Président modéré, en poste depuis 2013.

Ebrahim Raïssi, à la tête du pouvoir judiciaire depuis mars 2019, est un proche de l’Ayatollah Ali Khamenei. Et si sa victoire est confirmée, elle entérinera la reprise en main de l’ensemble de la politique iranienne par le Guide suprême, selon l’analyse de Thierry Coville.

Chercheur à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), cet économiste spécialiste de l’Iran développe, dans ce nouvel entretien de Lignes Rouges, les choix politiques du possible futur Président Raïssi, probablement centrés sur une ouverture économique contrôlée et sur une lutte affichée contre la corruption.

Quant aux questions internationales, enjeu prioritaire de la République islamique d’Iran, Ebrahim Raïssi s’alignerait totalement sur la vision du Guide suprême: obtenir un accord avec les États-Unis serait prioritaire… tout en continuant à désigner Washington comme l’ennemi. Un procédé des révolutionnaires-conservateurs qu’avaient plutôt abandonné le Président modéré Hassan Rohani et son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Djavad Zarif, ouverts à l’idée de normaliser au maximum les liens avec les pays occidentaux.

Plus d’explications dans ce nouveau focus de Lignes Rouges.

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Plan global d'action conjoint (JCPOA), accord de Vienne sur le nucléaire iranien (2015), programme nucléaire iranien, nucléaire, accord, États-Unis, Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), Conseil des gardiens de la constitution iranien, élection présidentielle, Hassan Rohani, Ebrahim Raïssi, ayatollah Ali Khamenei, Iran
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