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Un destroyer britannique viole la frontière russe en mer Noire (10)
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Alors que l’intention du ministre britannique de la Défense de faire passer le HMS Defender dans les eaux territoriales russes n’avait pas été soutenue par la diplomatie du pays, le Premier ministre a été contraint de décider, indique le Telegraph. Boris Johnson n’a pas confirmé cette information, mais a toutefois qualifié ce trajet d’«approprié».

La décision définitive sur le passage du destroyer HMS Defender de la Royal Navy au large de la Crimée, lequel a entraîné une escalade des tensions entre Royaume-Uni et Russie, a été prise par le Premier ministre britannique, rapporte le Telegraph en se référant à ses sources au sein du ministère de la Défense.

Selon le quotidien, le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab avait précédemment fait part de ses préoccupations concernant le projet du ministre de la Défense, Ben Wallace, d’ordonner au destroyer de suivre ce parcours. Il avait mis en garde contre une éventuelle réponse de Moscou.

Un «accrochage» a ensuite éclaté entre les deux ministres, écrit le Telegraph, citant une source anonyme à la Défense. Afin de résoudre ce différend, le Premier ministre a été sollicité pour le choix final, explique-t-elle.

Interrogé le 24 juin par les journalistes pour savoir s’il avait réellement autorisé le parcours du navire, Boris Johnson a contourné la question:

«Cela relève des compétences du ministère de la Défense, mais si vous voulez connaître mon avis, je pense qu’il était tout à fait approprié d’utiliser les eaux internationales».

Selon lui, le navire britannique s’est déplacé en conformité avec la liberté de navigation via le chemin le plus court entre deux points.

Des sources du ministère de la Défense ont cependant insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun désaccord au sein du gouvernement sur la mission proposée et que les suggestions contraires étaient «sans fondement», poursuit le Telegraph.

Incident avec la Royal Navy

Le 23 juin, le HMS Defender de la Royal Navy britannique a pénétré dans les eaux territoriales de la Russie au large de la Crimée. Du fait qu’il n’a pas répondu aux nombreuses exhortations de la marine russe à quitter la zone, des coups de semonce ont été tirés dans sa direction et des bombes ont été larguées par un Su-24M le long de sa trajectoire. Une quinzaine de minutes après l’intervention de la flotte russe, le bâtiment britannique a quitté les eaux territoriales de la Russie.

Une version contestée par Londres qui a affirmé avoir pensé à un «exercice d’artillerie» russe annoncé à l’avance et qui a déclaré qu’aucune bombe n’avait été larguée sur le passage du destroyer. Filmée depuis un navire russe de patrouille, une vidéo a été ensuite publiée par le Service fédéral de sécurité qui atteste des négociations menées entre les deux parties avant que la marine russe n’ouvre le feu suite à l’absence de réaction à ses avertissements.

L’incident a provoqué des tensions au niveau diplomatique. Moscou a convoqué l’ambassadeur britannique pour protester et dénoncer une «provocation» de Londres. Celui-ci, pourtant, a estimé que le HMS Defender avait «effectué un passage inoffensif dans les eaux territoriales ukrainiennes conformément au droit international».

Dans le même temps, un reportage filmé à bord du bâtiment britannique et rendu public par la BBC laisse entendre que l’équipage du destroyer était informé du fait qu’il naviguait dans une zone appartenant à la Russie.

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Royaume-Uni, Crimée, Marine russe, Boris Johnson
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