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Malgré la proposition d’organiser un sommet avec la Russie formulée par Angela Merkel et Emmanuel Macron, l’UE ne fait pas de concessions sur le plan des sanctions et prolonge celles introduites en 2014. Cette décision, qui «n'ouvre pas de nouvelles perspectives dans la normalisation des relations», a été déplorée par le Kremlin.

L'UE a prolongé les sanctions économiques imposées à la Russie. Introduites pour la première fois en 2014 en réponse aux «actions déstabilisant la situation en Ukraine», elles sont maintenant renouvelées jusqu'au 31 janvier 2022.

«Les dirigeants de l'UE ont appelé la Russie à assumer pleinement sa responsabilité en assurant la mise en œuvre intégrale des accords de Minsk, condition essentielle de tout changement substantiel de la position de l'UE», est-il indiqué dans un communiqué du Conseil européen.

«Compte tenu du fait que ces accords ne sont pas pleinement mis en œuvre par la Russie, les dirigeants de l'UE ont décidé à l'unanimité de reconduire les sanctions économiques imposées contre le pays».

La Russie, pour sa part, ne voit aucune nouveauté dans cette position.

«Des décisions pareilles n'ouvrent pas de nouvelles perspectives dans la normalisation des relations entre Moscou et Bruxelles», a déclaré le porte-parole du Président russe, tout en précisant que le travail était effectué dans des conditions difficiles.

Merkel et Macron plaident pour le dialogue

Depuis 2014, l'UE a mis en place différents régimes de sanctions, y compris le gel des avoirs et des restrictions de voyage, en réponse à ce qu'elle considère comme une violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine, tout en reprochant à Moscou la réticence à appliquer pleinement les accords de Minsk censés instaurer un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine.

En mars, l'Union européenne a également imposé des sanctions à quatre hauts responsables russes à la suite de l'arrestation d’Alexeï Navalny.

Sans faire de concessions, l’Allemagne a toutefois plaidé à plusieurs reprises pour un dialogue ouvert. Une semaine après la rencontre de Genève entre Vladimir Poutine et Joe Biden, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont indiqué qu'ils souhaitaient organiser une entrevue avec le Président russe pour traiter de sujets majeurs pour l'UE. Or, leur souhait s'est heurté au refus de plusieurs membres de l'Union, au grand dam de la chancelière.

Le sujet de ce dialogue a de nouveau été abordé lors de la conversation entre les Présidents français et russe, ce dernier s’y disant ouvert.

«Des relations constructives et prévisibles entre la Russie et l’UE, le retour à un dialogue normal et basé sur le respect pourraient contribuer à répondre aux enjeux de cybersécurité, terrorisme, santé, climat et conflits régionaux», indiquait la présidence russe. Elle ajoute que Moscou «y est prêt, si l’UE fait montre d’intérêt en retour».

Selon l'Élysée, Emmanuel Macron a pour sa part rappelé la volonté de la France qu'une relation plus confiante puisse s'instaurer entre l'Union européenne et la Russie.

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Tags:
Russie, Union européenne (UE), sanctions, Dmitri Peskov, Ukraine, accords de Minsk
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