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En accueillant une conférence pour traiter des grands enjeux sécuritaires régionaux, Bagdad cherche à apaiser l’hostilité entre Téhéran, Ankara et Riyad. Un moyen indirect de pacifier l’Irak, ouvert à toutes les rivalités. Peine perdue? Pour Myriam Benraad, spécialiste du monde arabe, la faillite de l’État central semble bien trop grande.

Quels sont les grands enjeux de la conférence régionale organisée par l’Irak, qui débutera ce samedi 28 août?

Au-delà des clichés positifs pour Bagdad, qui redevient un centre diplomatique névralgique, la nation irakienne va-t-elle pouvoir en retirer des bénéfices concrets?

Depuis la destruction de l’État de Saddam Hussein, l’Irak ne cesse de traverser des crises successives, sécuritaires, économiques et politiques. Alors que se profilent de nouvelles élections législatives en octobre prochain, Bagdad invite ses voisins, dont certains (Iran, Arabie saoudite, Turquie) font aussi office de parrains. Le but recherché semble être que les grandes puissances régionales qui s’affrontent au Moyen-Orient et en Irak même discutent afin de pacifier le territoire irakien qui n’est plus sous contrôle de Bagdad.

Mais l’État central irakien est-il assez fort pour aplanir les rivalités entre Riyad, Téhéran et Ankara? Et Emmanuel Macron, seul représentant occidental à se rendre à cette conférence régionale, pourra-t-il l’influencer ou se contentera-t-il de jouer les VRP de l’économie française?

Réponses dans ce nouvel entretien de Lignes Rouges avec Myriam Benraad, professeur associé en relations internationales, spécialiste du monde arabe, et auteur de Terrorisme: les affres de la vengeance, publié ce 26 août 2021 (Éd. Cavalier Bleu).

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Tags:
Irak, Bagdad, France, Emmanuel Macron, conférence, Iran, Arabie Saoudite, États-Unis, terrorisme, attentat, Daech, Etat islamique
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