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    Les élections Présidentielles

    Avant la convocation du corps électoral, le chef de l’État algérien prend une décision en vue de la présidentielle

    © AFP 2019 Uwe Anpach
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    En réponse aux revendications de la rue et de la classe politique, le chef de l’État algérien par intérim a approuvé le principe de la création d’une autorité indépendante, chargée de l’organisation et de la surveillance des élections. Il a confié au coordinateur du dialogue national la tâche de sa constitution et de sa mise en place.

    Lundi 2 septembre, le chef de l’état-major de l’armée algérienne a lancé un appel pour la convocation du corps électoral, pour le 15 septembre, en vue de la tenue de l’élection présidentielle. Dans ce contexte, le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, a donné son feu vert pour la création d’une instance nationale indépendante pour l’organisation et la surveillance des élections. À cet effet, il a demandé à Karim Younes, le coordonnateur de l'Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM), de mener des consultations pour former et mettre en place cette instance, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République, relayé par l’agence Algérie Presse Service (APS).

    «Suite aux échanges de vues sur la manière de concrétiser les propositions contenues dans le rapport de l'INDM concernant la création d'une autorité nationale indépendante chargée des élections, le chef de l'État, M. Abdelkader Bensalah a appelé M. Karim Younes à poursuivre ses efforts et à mener les consultations nécessaires pour former et installer cette autorité indépendante», a indiqué le communiqué.

    La décision du chef de l’État algérien intervient suite à l'audience accordée à la délégation de l’INDM conduite par M.Younes, lequel lui a remis le rapport final du processus de dialogue et de médiation national.

    Quelques propositions de l’INDM

    Dans son rapport remis au chef de l’État, l’instance dirigée par Karim Younes a fait part de certaines propositions, objets de consensus entre tous les acteurs politiques et associatifs ayant pris part au dialogue national.

    Concernant l’autorité de surveillance des élections, l’INDM a mis l’accent sur «le transfert de l'ensemble des prérogatives conférées par la législation électorale en vigueur, des ministères de l'Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères et de toutes les autorités locales, ainsi que certaines prérogatives du Conseil constitutionnel à l'autorité citée précédemment, à travers l'amendement de la Loi organique relative au régime électoral».

    Relativement aux conditions politiques et sociales à même d’assurer le bon déroulement de l’élection présidentielle, l’INDM a insisté sur «l'impératif de créer un climat propice à l'édification et à la consolidation de ponts de confiance entre le pouvoir et le peuple et partant entre l'électeur et l'élu». Cet objectif, selon elle, passe par «la prise de mesures d'apaisement, comme la libération des détenus du Hirak [le mouvement de protestation du 22 février, ndlr], la protection des entreprises privées dont les gestionnaires font l'objet de poursuites judiciaires, et ce par souci de préserver l'économie nationale, les emplois, ainsi que le départ du gouvernement actuel, produit du système corrompu», a affirmé le rapport de l’instance.

    L’appel de l’armée algérienne

    Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a appelé, lundi 2 septembre, à partir de la 4e région militaire, à Ouargla, dans le sud-est de l’Algérie, à convoquer le corps électoral à partir du 15 septembre, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). Ainsi, l’élection présidentielle se tiendra dans un délai de trois mois, soit avant le 15 décembre, conformément à l’article 102 de la Constitution du pays.

    Après l’échec de l’organisation de la présidentielle anticipée le 4 juillet en Algérie, faute de candidats, le chef de l’ANP a annoncé qu’aucune tentative visant à entraver le travail des institutions de l'État ne serait tolérée.

    Tags:
    Haute instance indépendante de surveillance des élections (Algérie), élection présidentielle, élections législatives, vote anticipé, Algérie
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