Maghreb
URL courte
8731
S'abonner

Daech* a revendiqué mardi l'attaque suicide perpétrée dimanche contre une base de l'armée dans le sud de l'Algérie, qui a tué un militaire algérien, près de la frontière avec le Mali.

Dimanche, un kamikaze à bord d'un véhicule piégé a déclenché ses explosifs en tentant de pénétrer de force dans une base située à Bordj Badji Mokhtar, dans la zone frontalière de Timiaouine, à plus de 1.700 km au sud d'Alger, selon le ministère algérien de la Défense cité par l'AFP.

Une sentinelle avait été tuée en réussissant à empêcher le véhicule d'entrer dans l'enceinte, selon la même source.

Un «frère martyr» a «fait exploser son véhicule au milieu de la base» algérienne «provoquant des dizaines de morts et de blessés, la destruction de nombreux engins et occasionnant des dommages matériels à la base», affirme de son côté Daech* dans un communiqué partagé mardi sur ses chaînes Telegram.

Daech avait déjà revendiqué les deux derniers attentats suicide en Algérie, qui avaient visé en 2017 deux commissariats, tuant deux policiers et en blessant deux autres.

L'attaque de dimanche survient au moment où l'Algérie s'efforce de s'impliquer dans le règlement des crises régionales, en Libye et au Sahel, région visée par les assauts de plus en plus audacieux de groupes jihadistes.

L'essentiel des groupes armés islamistes opérant durant la «décennie noire» de guerre civile ont largement disparu en Algérie, mais des résidus restent actifs, implantés dans des zones reculées et visant principalement les forces de sécurité algériennes.

La lutte de l'armée algérienne contre le terrorisme

L'armée algérienne affirme avoir procédé en 2019 à l'arrestation de 25 «terroristes» et à l'«élimination» de 15 autres, tandis que 44 se sont rendus. Elle dit avoir détruit «295 casemates de groupes terroristes» et neuf ateliers de fabrication de bombes, et avoir saisi 649 armes, de l'arme de poing au lance-roquette en passant par le fusil d'assaut.

L'Algérie a été épargnée par des attentats d'ampleur depuis la prise d'otage sur le site gazier de Tiguentourine à In Amenas (1.300 km au sud-est d'Alger), en 2013, revendiquée par le groupe islamiste des «Signataires par le sang» de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, en représailles à l'intervention militaire étrangère au Mali voisin.

Quarante salariés et 29 assaillants avaient été tués lors de l'assaut mené par l'armée algérienne.

En 2014, les «Soldats du Califat», un groupe ayant fait allégeance à Daech*, avait enlevé et exécuté en Kabylie (région à l'est d'Alger) le guide français Hervé Gourdel, en représailles à l'engagement de la France aux côtés des Etats-Unis contre Daech* en Irak.

L'armée algérienne avait affirmé avoir anéanti le groupe moins de deux ans après.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Lire aussi:

Trump explique ce qu’il considère comme «le plus gros problème dans le monde», la Russie impliquée
«Comportement de racailles»: deux maîtres-nageurs agressés et jetés dans une piscine de Melun
Macron a appelé Poutine pour discuter du vaccin russe contre le Covid-19 et de la Biélorussie
Historique: le PSG se qualifie pour les demi-finales de la Ligue des champions pour la 1ère fois depuis 1995 - vidéos
Tags:
Daech, armée, Algérie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook