Maghreb
URL courte
Propagation du coronavirus - avril 2020 (210)
9262
S'abonner

Après avoir annoncé ce lundi l’adoption de la chloroquine pour les «cas aigus», le ministre algérien de la Santé a ordonné qu’elle soit désormais administrée en traitement à tous les cas confirmés.

Le 30 mars, l’Algérie a annoncé dans un communiqué officiel avoir adopté la chloroquine pour les «cas aigus» et relancé sa production locale. Mardi 31 mars, le bilan est passé à 715 infectés et 44 décès, et les autorités sanitaires du pays ont décidé d’appliquer ce médicament, utilisé habituellement comme thérapie contre le paludisme, pour tous les cas confirmés.

Cette annonce a été faite le jour même par le ministre algrien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne.

«Le Comité scientifique installé auprès du ministère de la Santé, s’appuyant également sur l’avis d’autres spécialités et experts, a décidé de démarrer le traitement à la chloroquine sur tous ceux qui sont déclarés positifs au Covid-19 ainsi que sur tous ceux qui auront des signes de contamination», a-t-il déclaré, cité par Algérie Eco.«À nos yeux, et sur la base des expériences vécues, nous espérons que cette méthode permettra de réduire le nombre des personnes atteintes.»

L’usage de la chloroquine défendu par le ministre

Un membre du Comité scientifique installé auprès du ministère de la Santé, Smail Mesbah, avait annoncé le 24 mars le début de l’usage de la chloroquine pour traiter certains malades infectés par le coronavirus.

Tandis que le traitement à la chloroquine fait débat en France, le ministre algérien de la Santé a défendu le 26 mars ce choix lors d’une visioconférence avec un expert du ministère chinois de la Santé.

«Le choix de cet antipaludique pour soigner les malades atteints du Covid-19 s’est fait au regard des expériences menées dans d’autres pays qui ont un système de santé de qualité», a-t-il expliqué, citant l’exemple de la Chine.

L’OMS appelle à la prudence

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a cependant appelé à la prudence concernant la chloroquine, en raison notamment du faible nombre de patients traités jusqu'à présent par ce biais.

Après une série d'essais en Chine, la France a décidé lundi d'administrer ce traitement aux malades souffrant de «formes graves» du nouveau coronavirus, mais pas aux formes «moins sévères».

Le CHU d'Angers a annoncé mardi le lancement d'une vaste étude «aux standards scientifiques et méthodologiques les plus élevés», portant sur 1.300 patients atteints du Covid-19, afin de «clore le débat» sur l'efficacité d'un dérivé de la chloroquine.

Dossier:
Propagation du coronavirus - avril 2020 (210)

Lire aussi:

Éditorial interdit: le vaccin russe Sputnik V est un partenariat mondial de sauvetage
Guy Georges pourrait être remis en liberté sous peu malgré ses nombreux viols et meurtres
Cet acteur est considéré comme le meilleur James Bond de tous les temps
Escalade des tensions en Méditerranée orientale: la Turquie à l’offensive
Tags:
maladies, lutte contre les infections, Covid-19, coronavirus SARS-CoV-2, Algériens, Algérie, chloroquine (chloroquinine)
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook