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Face aux tensions apparues entre Alger et Paris suite à la diffusion de deux reportages sur l’Algérie, le Quai d’Orsay a rappelé que «la liberté de la presse était garantie en France», soulignant le respect total de «la souveraineté de l’Algérie». Il a réaffirmé sa volonté de travailler «à l’approfondissement de la relation bilatérale».

Lors d’un point presse jeudi 28 mai, la porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, a réagi à la décision des autorités algériennes de rappeler leur ambassadeur en France pour consultations, suite à la diffusion par France 5 et LCP de deux documentaires sur le Hirak en Algérie, jugés «comme des attaques contre le peuple algérien et ses institutions, dont l'Armée nationale populaire (ANP)».

Ainsi, concernant les deux reportages, Mme Mühl a rappelé que «l’ensemble des médias jouissent d’une complète indépendance qui est protégée par la loi en France».

Par ailleurs, la porte-parole du Quai d’Orsay a souligné que «dans le cadre des relations profondes et anciennes qui existent entre nos deux pays, et auxquelles nous attachons la plus grande importance, la France respecte pleinement la souveraineté de l’Algérie». «Nous entendons, sur cette base, continuer à travailler à l’approfondissement de la relation bilatérale», a-t-elle conclu.

Excédée, l’Algérie a «immédiatement» rappelé mercredi 27 mai pour consultations son ambassadeur en France suite à la diffusion mardi de deux documentaires sur l’Algérie: «Algérie mon amour» sur France 5 et «Algérie: Les promesses de l'aube» sur LCP (La chaîne parlementaire).

Au-delà des deux documentaires, les dossiers qui fâchent

Dans une déclaration au site Tout Sur l’Algérie (TSA), une source diplomatique affirme qu’Alger estime qu’il y a «une escalade des tensions entretenue côté français». Elle souligne que «cette fois, une explication franche est nécessaire pour préserver les intérêts de chacun des deux pays. Le reste se fera à cette condition». Tous les dossiers entre Alger et Paris seront posés sur la table.

Non à la division, les Algériens sont tous frères, écrit ce manifestant un 5juillet 2019 à Alger
© Sputnik . Selma Kasmi . Non à la division, les Algériens sont tous frères, écrit ce manifestant un 5juillet 2019 à Alger
En effet, en plus du déséquilibre de la balance commerciale bilatérale en faveur de la France, la faiblesse des investissements directs français en Algérie, la circulation des personnes, la sécurité en Libye et au Sahel, le conflit au Sahara occidental ainsi que la question de la récupération des fonds détournés et placés en France, tandis que la question mémorielle resterait centrale dans n’importe quelle démarche pour instaurer des relations saines entre les deux pays.

Sur ce registre, dans une déclaration à la presse, le ministre algérien des Moudjahidine (Anciens combattants) Tayeb Zitouni avait cité quatre dossiers liés à la question mémorielle qui doivent, selon lui, être réglés entre les deux pays: la «question des archives de la période coloniale», «la récupération des crânes des martyrs exposés au musée de l'Homme de Paris», «le dossier des disparus de la guerre» et «l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français en Algérie».

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Tags:
relations diplomatiques, relations bilatérales, relations économiques, relations publiques, France, Algérie
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