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Dans l’affaire de l’assassinat au Maroc de Mohamed Ali, âgé de sept ans, la Cour d’appel de Tanger a condamné le père et la belle-mère à la peine capitale, a relayé MAP. Le débat sur l’application de la peine de mort dans le pays, notamment contre les meurtriers d’enfants, est ainsi relancé.

La Cour d’appel de Tanger au Maroc a condamné mardi 29 septembre à la peine capitale les deux accusés mis en cause dans le meurtre fin novembre 2019 d’un enfant de sept ans, Mohamed Ali, a rapporté Maghreb Arabe Presse (MAP). Cette décision, qui intervient dans le contexte du viol et de l’assassinat deux semaines avant d’un autre enfant, relance le débat sur l’application de la peine de mort, suspendue depuis 1993.

Ainsi, le média a informé que les deux accusés, le père de la victime et sa belle-mère, étaient poursuivis pour «homicide volontaire avec préméditation, emploi d’actes de barbarie à l’encontre de descendants et mutilation de cadavre».

Le juge a également condamné les deux criminels au payement d’une amende de 500.000 dirhams (46.000 euros) à la famille de la victime.

Les faits

Fin novembre 2019, des parties du corps d’un garçon de sept ans ont été découvertes dans une décharge publique de la ville de Larache, dans le nord-ouest du Maroc.

Après identification du corps, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile familial où ils ont découvert le reste du corps dans un frigo.

Les forces de l’ordre ont fini par mettre en évidence l’implication du père et de la belle-mère dans cet acte criminel.

Deux semaines avant la décision de la Cour d’appel de Tanger, un autre enfant, Adnan Bouchouf, a été violé et assassiné. Selon le site d’information Yabiladi, la sentence prononcée contre les assassins de Mohamed Ali «est de nature à alimenter davantage le débat entre les partisans de l'abolition de la peine de mort et les nombreuses voix réclamant son application sur les auteurs de crimes commis contre les enfants».

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Tags:
peine de mort, crime contre l'humanité, crimes, Maroc
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