Moyen-Orient
URL courte
Par
6933
S'abonner

Des manifestants à Beyrouth ont frappé lundi 28 juin un correspondant de Sputnik qui filmait leur rassemblement devant l’ambassade de Palestine. Selon lui, il avait reçu l’autorisation du mouvement Fatah pour couvrir l’évènement.

Le correspondant de Sputnik Abdel Qader al-Bey a été agressé lundi 28 juin près de l’ambassade de Palestine à Beyrouth où s’étaient réunis des partisans du Président palestinien Mahmoud Abbas ainsi que ses opposants.

Ces derniers sont venus pour manifester contre l'Autorité palestinienne et en solidarité avec le militant Nizar Banat, décédé après qu’il a été arrêté par les forces de sécurité palestiniennes dans la capitale libanaise.

D’après le journaliste, avant les faits il s'était entretenu avec un représentant du parti Fatah, à qui il s'était présenté et avait fait part de son intention de filmer les événements. Il n'avait reçu aucune objection.

Le correspondant a réussi à filmer une vidéo d’une trentaine de secondes montrant un groupe de personnes battre un jeune homme. La séquence est interrompue sur les mots «pour qui tu filmes?» après quoi il est tabassé.

«Les agresseurs ont essayé de prendre la caméra, je l'ai couverte avec mon corps et ils m'ont frappé à la tête et au corps. Maintenant, je me sens mieux. J’ai été blessé à l’œil et à la main», a-t-il précisé.

Cette manifestation a coïncidé avec la visite à Beyrouth du chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh pour une rencontre avec le Président libanais Michel Aoun.

Le Fatah réagit

Contacté par Sputnik, Mahmoud Saïd, porte-parole du département politique du Fatah au Liban, a qualifié d’«absolument inacceptable» ce qui était arrivé à Abdel Qader al-Bey.

D’après lui, il est possible qu'il y ait eu des provocateurs sur le lieu de la manifestation afin de tenter de discréditer la réputation du Fatah et de l'ambassade. 

«Je tiens à souligner une fois de plus que nous sommes contre le harcèlement des journalistes et nous allons clarifier la situation», a-t-il assuré.

Des journalistes russes agressés

Les journalistes russes sont parfois victimes d’agressions lorsqu’ils couvrent des évènements dans tel ou tel pays. Ainsi, en mai dernier, un pigiste de l’agence Ruptly a été tabassé en Ukraine alors qu’il interrogeait des passants sur leur attitude envers le jour de la Victoire.

Début avril 2020 un producteur de Sputnik a été agressé par des policiers à Washington. Mi-mai 2019, un journaliste a été matraqué par la police militaire dans la capitale du Soudan, Khartoum.

Le 1er mai 2019, une correspondante de RIA Novosti à Paris a reçu des coups de matraque tandis que la police dispersait les casseurs au cours d'une manifestation.

En mai 2017, malgré sa carte de presse présentée, une correspondante de Sputnik France a été violemment agressée par la police alors qu’elle couvrait un rassemblement, toujours à Paris.

Lire aussi:

Un Gilet jaune interpellé pour avoir remplacé le portrait de Macron par un QR code
Grève des sapeurs-pompiers: «Nous préférons attendre d’avoir des certitudes sur les vaccins»
Didier Raoult propose de se mettre de la vaseline dans le nez pour contrer le Covid-19
Tags:
Sputnik, Ruptly, journalisme, journalistes, agression
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook