Ecoutez Radio Sputnik
    Crimée

    Thierry Mariani de retour en Crimée

    © Sputnik . Sergey Malgavko
    Points de vue
    URL courte
    Par
    13534
    S'abonner

    Thierry Mariani tient ses promesses. Après son déplacement l’été dernier en Crimée avec une dizaine de parlementaires, il revient cette année dans la péninsule avec une délégation élargie.

    Du 29 au 31 juillet, les élus profiteront de l'hospitalité des Criméens, l'occasion de constater les changements réalisés depuis la première visite de la délégation française, il y a un an. La mission des parlementaires français est précise, le programme très chargé. Leonid Sloutski, député de la Douma, a annoncé aux journalistes l'ordre du jour de la visite de Thierry Mariani la veille du déplacement.

    « M. Mariani sera comme l'année dernière à la tête d'une délégation qui arrivera demain en République de Crimée et participera ensuite aux cérémonies à l'occasion du Jour de la marine de guerre russe à Sébastopol. Les problèmes les plus urgents qui préoccupent aujourd'hui les milieux publics européens, ce sont la situation des Tatars de Crimée, la construction du pont de Kertch et l'état de l'économie criméenne. Ces problèmes —et plusieurs autres encore-- seront débattus pendant cette visite. Je suis convaincu que ce sera une visite symbolique tant pour la Crimée, pour Sébastopol que pour la coopération interparlementaire russo-française, qui se poursuit malgré les sanctions, malgré la position des autorités officielles de la République française. Notre centenaire est le centenaire de la diplomatie parlementaire et les réalités entre Moscou et Paris le confirment éloquemment ».


    La veille du départ de la délégation française en Crimée, Thierry Mariani s'est entretenu avec le président de la Douma (chambre basse du parlement russe) Sergueï Narychkine. Les deux parlementaires se sont félicités de cette nouvelle rencontre, la quatrième en 18 mois. Malgré la désapprobation du gouvernement français, les élus français se sont tout de même décidés à venir en Crimée pour apporter des réponses aux questions qui préoccupent les élites politiques européennes. Thierry Mariani a fait part à Sputnik de la réaction de l'exécutif à ce nouveau voyage des parlementaires français en Crimée.

    « Le ministère des Affaires étrangères nous a fait savoir, comme l'année dernière, qu'il désapprouvait totalement notre initiative. Monsieur Ayrault est peut-être plus modéré que Monsieur Fabius dans la forme puisque cette fois il n'y a pas eu de communiqué officiel… C'est une initiative de parlementaires comme l'année dernière. Par rapport à l'année dernière le climat change petit à petit. On a eu à l'Assemblée nationale le vote de la motion contre les sanctions qui a été obtenu contre l'avis du gouvernement. Et il y a eu le même vote au Sénat. Ce qui veut dire que quelles que soient les déclarations officielles, il y a de plus en plus d'élus français qui se posent des questions. Cette année nous avions plus d'une trentaine de candidatures pour venir en Crimée. Ce sera finalement une délégation de 11-12 personnes. La délégation est composée pour moitié de députés qui étaient là l'année dernière et pour moitié de parlementaires qui ne sont jamais venus en Crimée dont Michel Voisin, chef de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'OSCE ».

    La situation des Tatars, la plus grande préoccupation des Européens, est l'un des problèmes qui sera examiné par la délégation lors de cette visite dans la péninsule. Thierry Mariani l'a confié aux journalistes la veille.

    « Je voudrais ajouter un point concernant un des sujets que mes collègues ont souhaité aborder pendant cette visite en Crimée. Nous évoquerons notamment les problèmes des minorités tatares. Franchement, quand certains Européens n'arrêtent pas d'évoquer ce problème, ils méritent la palme des faux-culs quand je vois leur attitude. Quand on voit que l'UE se moque de la situation de certains citoyens dans les pays baltes qui n'ont quasiment aucun droit et que, d'un coup, elle est obsédée par la situation d'une minorité en Crimée, on voit bien qu'il y a un double standard. Quand je vois notamment les droits qui ont été accordés ces deux dernières années à la minorité tatare, je voudrais bien que les mêmes droits soient accordés à la minorité russe, par exemple, en Lettonie ».

    En accueillant T. Mariani à la Douma, Serguei Narychkine, le chef de la chambre basse du parlement russe, a exprimé l'espoir que cette nouvelle visite des élus français en Crimée fera réfléchir les Européens sur plusieurs préjugés souvent imposés par les partenaires occidentaux de l'UE.

    « J'invite les responsables français aussi bien que les responsables de l'Union européenne à prendre enfin conscience de la menace sur la sécurité de notre continent et à comprendre les raisons qui ont engendré cette menace. La plupart de ces causes ne sont pas nées au sein de l'Europe, mais de l'autre côté de l'océan. Et je dirais que ce sont des idées qui sont nées dans des têtes irrationnelles. Ça fait partie de la politique de dissuasion à tout prix, même au prix de la trahison des idéaux et des valeurs des Jeux olympiques. J'espère que cette visite constituera un nouveau pas dans la bonne direction et aidera les habitants d'une France libre à se souvenir de ce qu'est la France, un pays grand et libre. Je suis persuadé que votre déplacement contribuera à la compréhension de la situation réelle en Crimée russe et permettra de réaliser que les idées imposées d'outre-Atlantique sont nauséabondes ».

    Ça devient une tradition pour les députés français de passer un week-end sinon leurs vacances en Crimée. Malgré les sanctions occidentales, la région se développe, la construction du pont de Kertch qui va relier la péninsule à la Russie avance très rapidement. Les parlementaires français auront la possibilité d'en juger par eux-mêmes pendant les trois jours de leur nouvelle visite en Crimée.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

    Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement la position de la rédaction de Sputnik.

    Lire aussi:

    Trump se dit prêt à examiner la reconnaissance de la Crimée s'il est élu
    Le pont de la Crimée en 60 secondes
    De nouveaux vaisseaux de guerre russes seront présentés en Crimée
    La Russie déploiera ses systèmes S-400 en Crimée
    Tags:
    visite, Thierry Mariani, Crimée, France, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik