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Sur Europe 1, Marine Le Pen a rétorqué à Christophe Castaner qui l’avait récemment traitée «d'ennemie de la République» à cause de «son discours de stigmatisation permanente» et «d'affaiblissement de nos valeurs». «Je crois que c'est un argument de feignasse», a-t-elle lancé.

Invitée d’Europe 1 ce mardi, la présidente du Rassemblement national (RN) a commenté la déclaration de l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, selon laquelle elle était «une ennemie de la République».

«Cela fait des années qu'on nous sort cette litanie des ennemis de la République, du parti non-républicain, mais c'est-à-dire? […] Je crois que c'est un argument de feignasse», a-t-elle dit. «Qu'il travaille, qu'il nous oppose des idées, qu'il nous explique en quoi les nôtres sont négatives, parce qu'ils finissent, bien souvent, par y adhérer plusieurs mois ou plusieurs années après.»

«Chasse aux sorcières»

«Qu'ils arrêtent cette chasse aux sorcières, qui consiste à dire que nous serions des ennemis», a ajouté Mme Le Pen. «Je vais même vous dire mieux: nous ne sommes pas des ennemis de la République, nous sommes les seuls protecteurs, aujourd'hui, de la République.»

Interrogée sur les résultats possibles pour la présidentielle 2022, elle a répondu: «C'est le peuple français qui décide».

Discours de stigmatisation permanente

Dans une interview accordée au Parisien en février, Christophe Castaner s’en est pris à la présidente du RN, l’ayant qualifiée «par son discours de stigmatisation permanente, d'affaiblissement de nos valeurs», d’«ennemie de la République.»

À la question de savoir si elle pouvait être élue Présidente, il a répondu que «malheureusement, le pire est toujours possible. Éviter le pire est un combat permanent».

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Tags:
Emmanuel Macron, Christophe Castaner, Marine Le Pen, France
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