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    Les Palestiniens à la recherche d'une solution à Moscou

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    Aujourd'hui, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera Saeb Erekat pour évoquer une "décision dramatique" dans le dossier israélo-palestinien. Le nom de ce dernier n’est connu que dans un cercle étroit d'expert mais avec de la chance, Erekat deviendra célèbre très prochainement.

    Aujourd'hui, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera Saeb Erekat pour évoquer une "décision dramatique" dans le dossier israélo-palestinien. Le nom de ce dernier n’est connu que dans un cercle étroit d'expert mais avec de la chance, Erekat deviendra célèbre très prochainement. Car c'est lui qui dirige la délégation palestinienne pour les négociations avec Israël, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Après trois ans d'interruption, les Palestiniens et les Israéliens ont repris les négociations en juillet, principalement grâce aux efforts du secrétaire d'Etat américain John Kerry. En arrivant à ce poste il avait promis de faire avancer les négociations israélo-palestiniennes : il a tenu parole. Cependant, si relancer les négociations est une chose, arriver à un résultat mutuellement bénéfique en est une autre.

    Le quatuor des médiateurs internationaux frappe à la porte israélo-palestinienne depuis des décennies. Et elle reste close. A plusieurs reprises Washington a bien tenté de jouer le premier rôle mais cela s’est toujours soldé par un échec. Cette fois tout le monde semble également marcher sur le fil du rasoir. Tantôt les autorités israéliennes reprennent la colonisation, tantôt la délégation d'Erekat annonce qu'Israël mène sciemment les négociations vers une impasse…

    Les Palestiniens sont arrivés à cette conclusion lorsque les diplomates israéliens ont cessé d'autoriser le représentant américain Martin Indyk à assister aux négociations. L'équipe d'Erekat est persuadée qu'Israël veut empêcher Washington de savoir qui sera responsable du nouveau fiasco.

    Néanmoins les négociations se poursuivent. Le troisième cycle de discussions s'est tenu en Israël mardi dernier et a pris fin vers minuit - le débat était donc enflammé.

    "Nous discutons à huis clos", a déclaré la chef de la délégation israélienne et ministre de la Justice Tzipi Livni, laissant entendre que les journalistes n'obtiendront pas plus de détails.

    Mais elle a tout de même réussi à alimenter l'intérêt pour les consultations israélo-palestiniennes en lançant une phrase mystérieuse. Elle a déclaré qu'une "décision dramatique" pourrait être prise à l'issue des négociations, avant de remarquer qu'il existait au sein du gouvernement israélien au moins un parti qui considérait les négociations comme une erreur. Toutefois, selon elle, cette position va à l'encontre des "intérêts des deux Etats et de leurs peuples". Les experts sont convaincus que Livni faisait allusion au parti ultranationaliste Maison juive, qui prône activement la poursuite de la colonisation en Cisjordanie.

    Et voici qu'Erekat se rend jeudi à Moscou. Il ne vient certainement pas dans la capitale russe pour profiter du climat modéré et des curiosités historiques. Selon l'ambassadeur palestinien à Moscou Faed Moustafa, la Russie joue un rôle crucial dans le règlement du conflit au
    Proche-Orient. Et en dépit des efforts des USA de tirer la couverture de leur côté, les Palestiniens continuent à s'entretenir régulièrement avec les autorités russes, de même que les autres acteurs du processus de paix au Proche-Orient. En d'autres termes, la "décision dramatique" pourrait et sera effectivement prise mais, de toute évidence, seulement après une concertation avec Moscou.

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