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    Moldavie-UE: l'accord d'association remis en question?

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    Les récentes déclarations du président roumain Traian Basescu sur l'unification possible de son pays avec la Moldavie pourraient empêcher l'intégration européenne de la république moldave, écrit vendredi 23 août le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Les récentes déclarations du président roumain Traian Basescu sur l'unification possible de son pays avec la Moldavie pourraient empêcher l'intégration européenne de la république moldave, écrit vendredi 23 août le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Certains organismes européens pourraient en effet exiger de reporter le paraphe et la signature de l'accord d'association entre l'UE et la Moldavie pendant le sommet du Partenariat oriental à Vilnius en novembre.

    Les déclarations de Traian Basescu sur l'unification de la Moldavie et de la Roumanie - "perspective inévitable et imminente" selon lui - ont fait beaucoup de bruit et suscité des critiques dans le milieu diplomatique européen.

    "Certains organismes européens pourraient manquer de temps ou d'énergie pour nuancer les propos de Basescu - et les interpréteront à la lettre", écrit la revue Panorama de Chisinau.

    Ces déclarations pourraient même servir de prétexte pour reporter la signature des accords entre l'UE et la Moldavie.

    Au cours d'une récente visite à Chisinau, Traian Basescu avait déclaré aux Moldaves :

    "Vous demandez l'unification avec la Roumanie : nous le ferons". Il avait repris le même discours plus tard en Roumanie. L'idée de l'unification des "deux Etats roumains" est la priorité de Traian Basescu. Il l'a évoqué à maintes reprises mais a récemment reconnu qu'une grande majorité de la population moldave était contre l'union avec la Roumanie. Selon Basescu, aucun parti en Roumanie ne s'oppose à cette unification tandis que le plus grand et populaire parti moldave, le parti communiste, s'y oppose. Il n'y a pas de majorité critique pour l'instant mais si c'était le cas, il n'y aurait aucun obstacle en Roumanie", a expliqué le président roumain.

    Rappelons qu'entre 1918 et 1940 la Bessarabie (Moldavie rive droite) faisait partie du royaume de Roumanie. Le pacte germano-soviétique l'a ensuite annexée à l'URSS et c’est pourquoi les Roumains revendiquent aujourd’hui la Moldavie.

    C’est dans ce contexte que les autorités moldaves comptent signer un accord d'association avec l'UE, pour mettre en place une zone de libre-échange avec l'UE et libéraliser le régime de visas, pendant le sommet du Partenariat oriental à Vilnius en novembre. Cependant, après la récente scission de l'Alliance pour l'intégration européenne au pouvoir et l'aggravation de la crise politique dans le pays, il a été annoncé que lesdits documents pourraient être uniquement paraphés à Vilnius et que leur signature était reportée au moins jusqu'à l'année prochaine.

    Par ailleurs, Bruxelles a soumis une nouvelle condition à la Moldavie avant de simplifier le régime de visas : elle doit régler le conflit transnistrien. Les négociations sur ce problème ont été suspendues à nouveau et, à en juger par les déclarations des dirigeants de Transnistrie, la région n'a pas l'intention de revenir "à la maison moldave". Elle se fraie plutôt un chemin vers la Russie. Moscou soutient cet état d'esprit des Transnistriens et pas seulement parce que 170 000 citoyens russes vivent dans cette république non reconnue – son territoire abrite le Groupe opérationnel des forces russes. Au contraire Chisinau, l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), l'UE et les USA insistent sur le retrait du Groupe opérationnel. Les Transnistriens, eux, sont persuadés que le départ des militaires russes - qui font partie du bataillon des casques bleus russes - provoquerait un nouveau conflit sur le Dniestr. Et Moscou ne s'empresse pas non plus de renoncer à sa présence militaire.

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