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    Obama promet encore de fermer Guantanamo

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    Avant son accession au pouvoir, Obama avait promis de fermer le camp de Guantanamo à Cuba, qui détient des individus suspectés de terrorisme, écrit mercredi le quotidien Izvestia.

    Avant son accession au pouvoir, Obama avait promis de fermer le camp de Guantanamo à Cuba, qui détient des individus suspectés de terrorisme, écrit mercredi le quotidien Izvestia.

    Il avait alors souligné que ce pourrait être un moyen de réaliser des économies, ce qui n’est pas sans importance aujourd’hui alors que la crise budgétaire se poursuit aux USA.

    Le président américain a déclaré que cette prison coûtait très cher à l'Etat – en moyenne 1 million de dollars annuels par détenu. Etant donné que 164 personnes étaient enfermées à Guantanamo au mois d'août selon l'administration américaine, les dépenses approcheraient donc 200 millions de dollars par an.

    Obama a également rappelé le préjudice infligé à l’image des Etats-Unis à cause de ce camp où des suspects sont détenus pendant des années sans être inculpés.

    Le président a donc annoncé sa "ferme intention" d’en finir avec Guantanamo, en transférant les détenus vers les prisons des pays dont ils sont citoyens. Selon Iossif Linder, président de l'Association antiterroriste internationale, une telle approche ne promet rien de bon.

    "Il est évident que dans moins de six mois tous les ex-détenus de Guantanamo seront libérés dans leur pays. Or les statistiques montrent que beaucoup d'entre eux reviennent à l'activité terroriste après leur remise en liberté", a déclaré Iossif Linder.

    En effet, selon les renseignements américains, 100 des 603 détenus libérés de Guantanamo ont "replongé" dans le terrorisme. 74 sont également soupçonnés par les agents américains sans preuves tangibles.

    Ce simple risque empêchera l’administration de fermer le camp, estime Iossif Linder.

    "Les militaires ne laisseront pas fermer Guantanamo. Obama rencontrera une très forte résistance qu'il ne pourra certainement pas surmonter. Les renseignements et les militaires ont pourchassé pendant des années ces terroristes et ne les laisseront pas aussi facilement rentrer chez eux. Obama peut promettre tout ce qu'il veut : il sait que c'est le prochain président qui devra mettre en oeuvre la plupart de ses promesses car les questions aussi complexes que la fermeture de Guantanamo mettent des années à être traitées", a-t-il déclaré.

    Maxim Minaev, membre de la Fondation russe pour le développement de la société civile, souligne qu'Obama ne peut pas ignorer le thème de Guantanamo car son premier programme électoral reposait sur les promesses pacifistes de fermer le camp, de retirer les troupes américaines d'Irak et de terminer l'opération militaire en Afghanistan. Les promesses du président américain sont loin de toujours se réaliser, a rappelé Maxim Minaev. Le cas de Guantanamo le confirme une fois de plus.

    Le camp est situé sur la base navale américaine de Guantanamo, louée sur l’île aux autorités cubaines. Entre les murs de cette prison se trouvent des détenus suspectés de terrorisme ou d'implication dans des confrontations aux côtés des ennemis des USA. Tous les détenus ne sont pas soumis à la juridiction pénale générale du pays mais à celle des commissions et des cours martiales spécialement créées. Le personnel du camp a été accusé à plusieurs reprises de mauvais traitement sur les détenus, voire de torture. L'un des premiers décrets du président Obama ordonnait la fermeture du camp en 2010. Il n’a toujours pas été appliqué.

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