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    Drapeau de l'Ukraine

    Le régime de Kiev assimilé au Sénat romain de 476

    aviavlad
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    Règlement de la situation en Ukraine (2014) (2149)
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    Le politologue ukrainien Rostislav Ichtchenko, président du Centre d'analyse systémique et de pronostic, est convaincu que les Etats-Unis ne paieront pas pour l'existence de l'Etat ukrainien, écrit mardi le quotidien Rossiiskaïa gazeta.

    Le politologue ukrainien Rostislav Ichtchenko, président du Centre d'analyse systémique et de pronostic, est convaincu que les Etats-Unis ne paieront pas pour l'existence de l'Etat ukrainien, écrit mardi le quotidien Rossiiskaïa gazeta.

    "Les villes de Dniepropetrovsk, Zaporojie et Odessa sont contrôlées par le gouverneur de la région de Dniepropetrovsk Igor Kolomoïski, et non par les autorités de Kiev. Les régions de l'ouest sont contrôlées par le parti Svoboda. Le régime de Kiev ressemble aujourd'hui au Sénat romain de 476, qui se réunit pour discuter des problèmes globaux alors que l'Empire romain s'est effondré. C'est absurde d'investir de l'argent dans ce pouvoir-là", a déclaré Rostislav Ichtchenko pendant une table ronde à RIA Novosti.

    L'expert suppose que le régime de Kiev tombera d'ici janvier 2015 et que les principaux alliés de l'Ukraine ne tablent pas sur une longue existence de ce pays. D'après lui, le président Piotr Porochenko et le premier ministre Arseni Iatseniouk, qui vient de donner sa démission, ne dirigent pas l'Ukraine. "Les hommes au pouvoir sont des pions sur un échiquier et même si on les replaçait, rien ne changerait. L'Ukraine est dirigée par les Etats-Unis, qui décident ce que le gouvernement doit faire. Leurs agissements en Ukraine visent à maximiser le préjudice pour la Russie, parce qu'ensuite les USA n'investiront pas dans la reconstruction de Kharkov, d'Odessa et du Donbass – ce sera à la Russie de le faire, car elle ne voudra pas avoir une nouvelle Somalie à proximité de ses frontières", a déclaré Rostislav Ichtchenko.

    Selon lui, une attaque de l'armée ukrainienne contre la Crimée pourrait être la prochaine provocation du pouvoir. Un tel acte pourrait entraîner la Russie dans un conflit puisque la Crimée est désormais un territoire russe. Cependant Alexandre Gouchtchine, chef-adjoint de la chaire des pays postsoviétiques à l'Université russe des sciences humaines, pense qu'aucune catastrophe économique grave, suivie de l'effondrement de l'Etat, ne se produira en Ukraine. "Les USA n'ont pas initié ce projet géopolitique pour y renoncer dans les mois à venir, du moins du point de vue du soutien militaire", a-t-il déclaré. Le gouvernement ukrainien a donc encore du temps.

    L'expert rappelle que le congrès américain va examiner une résolution sur l'octroi à l'Ukraine du statut "d'allié majeur des USA hors Otan", ce qui permettrait aux Américains d'accorder à Kiev une assistance militaire significative et de profiter de ce facteur pour faire pression sur la Russie, mais aussi sur l'Europe. Cependant, il faut tenir compte du fait qu'au début de l'hiver la situation va se détériorer en Ukraine.

    Selon Alexandre Gouchtchine, la démission d'Arseni Iatseniouk du poste de premier ministre dans cette situation est une tentative de se dégager de toute responsabilité en cas d'évolution négative de la situation. Le vice-président de l'Association des diplomates russes Andreï Baklanov est également de cet avis. "En dépit du dramatisme de la situation en Ukraine, ce n'est qu'une préface aux événements qui mèneront à l'établissement d'une nouvelle structure gouvernementale dans ce pays. Certains politiciens se retireront périodiquement dans l'ombre pour en ressortir dans une situation plus favorable, se garantissant ainsi de rester au pouvoir à long terme", a-t-il déclaré.

    Arseni Iatseniouk a annoncé le 25 juillet sa démission du poste de premier ministre pour exprimer sa protestation face au refus du parlement ukrainien de voter un projet de loi sur l'augmentation du financement des militaires participant à l'opération dans l'est du pays, ainsi que plusieurs projet de réformes.

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