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    La nouvelle guerre en Irak est partie pour durer

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    Aggravation de la situation en Irak (188)
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    Le président américain Barack Obama a annoncé que les frappes ciblées de l'armée de l'air américaine au nord de l'Irak, ordonnées par le Pentagone jeudi soir, pourraient durer plusieurs mois, écrit lundi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Selon lui, les chances d'anéantir les terroristes dépendent de la formation d'un gouvernement d'unité nationale à Bagdad.

    Le président américain Barack Obama a annoncé que les frappes ciblées de l'armée de l'air américaine au nord de l'Irak, ordonnées par le Pentagone jeudi soir, pourraient durer plusieurs mois, écrit lundi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Selon lui, les chances d'anéantir les terroristes dépendent de la formation d'un gouvernement d'unité nationale à Bagdad.

    Le parlement irakien est pour l'instant dans l'impasse à ce sujet, tandis que d'autres branches d'Al-Qaïda rejoignent les jihadistes qui terrorisent le pays.

    "Nous aurons certainement besoin de temps pour remplir cette mission, plus que quelques semaines. Faire sentir aux millions de sunnites qui habitent dans ces régions qu'ils sont bien associés aux processus de décision du pays est on long travail", a déclaré Obama dans une brève conférence de presse à la Maison blanche.

    Ses propos accentuent la pression sur Bagdad. Washington est réticent au troisième mandat de Nouri al-Maliki au poste de premier ministre – selon les Américains, il ne fera qu'accroître la discorde qui règne dans le pays. Cependant, les députés irakiens restent divisés et ces conflits jouent en faveur d'al-Maliki. Conformément à la Constitution, la date limite pour élire le nouveau chef du gouvernement est dépassée – l'Irak aurait dû connaître son nom dans la nuit de dimanche à lundi.

    Vendredi dernier, les Etats-Unis ont effectué trois attaques d'aviation et de drones pour empêcher le rapprochement des troupes de l'Etat islamique (EI) de la capitale du Kurdistan irakien, Erbil, où se trouvent des conseillers militaires et des diplomates américains, ainsi que des abris avec des dizaines de milliers de réfugiés yézidis. Quatre raids ont eu lieu samedi. Ce même jour l'EI a avancé vers le nord et pris la ville de Sheikhan, mais l'a abandonné le jour même pour des raisons inconnues. Les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées à Kirkuk, après que les Peshmerga kurdes ont réussi à parer l'attaque des terroristes contre la ville de Tuzhurmatu, principalement peuplée d'Arméniens et se trouvant à 45 minutes de route de Kirkuk. L'aviation américaine a procédé à trois largages de nourriture et d'eau pour les réfugiés yézidis. L'Onu étudie la possibilité d'ouvrir un couloir humanitaire.

    Pendant ce temps, selon le Washington Post, les renseignements américains constatent que des combattants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique et d'Al-Qaïda au Maghreb islamique rejoignent progressivement l'EI. Les experts rappellent que cette organisation terroriste est issue d'Al-Qaïda: précédemment appelée Etat islamique en Irak et au Levant, elle n'est rien d'autre que l'ancienne organisation Al-Qaïda en Mésopotamie (en Irak), apparue il y a 10 ans après l'invasion américaine en 2003.

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