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    Le "non" de l'Ecosse provoque une crise au Royaume-Uni

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    Le premier ministre britannique David Cameron a rencontré hier la direction du Parti conservateur pour tenter d'apaiser les tensions provoquées par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, écrit lundi le quotidien Novye Izvestia.

    Le premier ministre britannique David Cameron a rencontré hier la direction du Parti conservateur pour tenter d'apaiser les tensions provoquées par le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, écrit lundi le quotidien Novye Izvestia.

    L'échec de cette tentative d'indépendance de Glasgow pourrait plonger tout le Royaume-Uni dans la crise politique. Au sein du parti au pouvoir, l'insurrection gronde contre Cameron, qui selon certains conservateurs a fait trop de concessions aux Ecossais. On s'attend également à un changement de gouvernement en Ecosse.

    Après la défaite des indépendantistes, la Grande-Bretagne a pu reprendre son souffle.La Bretagne est restée Grande. Les partisans du maintien de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni ont remporté la victoire face aux 45% de votants pour la séparation. Grâce à ce résultat, Cameron a réussi à rester à la tête du gouvernement. Par contre, son collègue et rival politique Alex Salmond, ministre de l'Ecosse et désormais ex-leader du Parti national écossais, connaîtra un sort plus triste. Sa tentative de devenir le premier premier-ministre ou président de l'Ecosse indépendante a échoué et il a peu de chances de rester au pouvoir.

    Toutefois, les partisans d'un royaume uni se réjouissent un peu vite. Non seulement leur victoire n'a pas réglé les anciens problèmes, mais elle en a ajouté de nouveaux. Le premier ministre David Cameron a fait pencher la balance de son côté en combinant habilement les menaces, le chantage, avec de nombreuses promesses. Aujourd'hui, alors que l'euphorie de la victoire commence à retomber, il doit répondre de sa "flexibilité excessive" envers l'Ecosse, selon certains membres de son parti. Lors de sa réunion avec une vingtaine de membres de la direction du Parti conservateur dimanche, le premier ministre a tenté d'apaiser le mécontentement des Tories.

    Une partie des conservateur exige de Cameron qu'il annule la formule Barnett, selon laquelle les dépenses pour chaque Ecossais dépassent les dépenses pour chaque Anglais, et qu'il instaure comme dans le nord de l'île un poste de premier ministre d'Angleterre, ce qui séparerait davantage les sujets du Royaume-Uni. De nombreux Anglais ne veulent pas que les Ecossais déterminent la politique dans leur pays, de surcroit en influant sur la politique anglaise. Ils souhaitent que les membres du parlement britannique de l'Ecosse soient privés de leur droit de vote sur les affaires purement anglaises. Une nouvelle loi sur la délimitation des pouvoirs doit être prête dans 4 mois, d'ici fin janvier 2015.

    Le référendum a également provoqué d'importants problèmes politiques en Ecosse. Alex Salmond a démissionné vendredi du poste de chef du Parti national écossais, qui doit lui trouver un remplaçant. Les nationalistes éliront leur nouveau dirigeant en novembre lors d'une conférence du parti à Perth. Selon les politologues, c'est l'adjointe de Salmond Nicola Sturgeon qui a les meilleures chances de lui succéder au sein du parti et au gouvernement. Après les élections de novembre, Salmond présentera sa démission du poste de ministre de l'Ecosse à la reine Elizabeth. Après cela, le parlement aura 28 jours pour accomplir une tâche difficile – élire le nouveau ministre. Cela pourrait relancer les litiges provoqués par le référendum.

    Il ne faut pas oublier que pratiquement la moitié des Ecossais a voté pour la séparation de la Grande-Bretagne. Et ils désapprouvent donc le résultat du vote. D'ailleurs le déroulement du référendum soulève plusieurs questions. Par exemple: pourquoi des habitants de l'UE, qui sont pour la plupart des travailleurs immigrés d'Europe de l'Est résidant provisoirement en Ecosse, ont-ils été admis au référendum sachant qu'ils s'opposent en majorité à l'indépendance? De plus, les Ecossais sont nombreux à penser avoir trop facilement accepté le marché de Londres et qu'ils pouvaient en tirer davantage de concessions.

    Les récents événements confirment également que l'Ecosse ne doit pas s'attendre à une vie paisible après le référendum. Dans la nuit de vendredi à samedi un millier de partisans de l'indépendance et de la séparation de l'Ecosse se sont rassemblés sur la place principale de Glasgow. Des altercations ont éclaté entre les deux camps. 11 fauteurs de trouble ont été interpelés par la police.

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