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Pour Londres, l'UE doit changer

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La ministre britannique de l'Intérieur Theresa May a publié une déclaration de politique générale dans le Telegraph concernant les relations entre son pays et l'UE, écrit mardi le quotidien Novye Izvestia.

La ministre britannique de l'Intérieur Theresa May a publié une déclaration de politique générale dans le Telegraph concernant les relations entre son pays et l'UE, écrit mardi le quotidien Novye Izvestia.

Elle appelle à un changement des normes et règles en vigueur au sein de l'institution, dans le sens souhaité par les Britanniques. Cet appel a pratiquement coïncidé avec une grande victoire du Royaume-Uni sur l'UE, qui a réussi à obtenir des conditions spécifiques pour le paiement des contributions au Trésor de l'Union.

Theresa May ne s'est pas retrouvée par hasard dans le rôle de critique de l'UE. Elle fait partie des figures les plus éminentes du Parti conservateur au pouvoir et c'est à elle qu'on pense quand on évoque de nombreuses mesures suscitant la sympathie des eurosceptiques locaux, notamment la lutte contre l'immigration clandestine. Il était donc difficile de trouver meilleur candidat au rôle d'interprète de la ligne du gouvernement de David Cameron.

Dans son article, elle cite des exemples liés à son expérience – notamment les règles d'extradition en UE que les Britanniques ont réussi à faire changer à leur avantage. Theresa May pourrait également rappeler les événements de la semaine dernière, quand les débats tumultueux entre le Royaume-Uni et la Commission européenne concernant les contributions supplémentaires du gouvernement britannique au Trésor de l'UE se sont soldés par un compromis. La Commission européenne a prolongé les délais de paiement de 9 mois et a formellement divisé le montant à payer par deux. Toutefois, la seconde moitié sera déduite de l'argent retourné aux membres de l'UE à titre d'indemnisations et autres subventions.

Le compromis trouvé à la réunion des ministres des Finances de l'UE à Bruxelles entre le Royaume-Uni et les Pays-Bas d'une part, et la Commission européenne de l'autre, est présenté à Londres comme une victoire de Cameron. On peut comprendre cette volonté d'inscrire à son palmarès le report et la réduction formelle de cette contribution: les législatives britanniques se tiendront dans six mois et selon les sondages, les travaillistes talonnent les conservateurs.

La Commission européenne avait contraint le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie, Malte et Chypre à transférer des centaines de millions d'euros au Trésor de l'UE. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas étaient les plus grands payeurs, forcés par la Commission européenne à verser 2,1 milliards et 643 millions d'euros respectivement. Hormis l'obligation de payer en soi, Londres et La Haye déploraient les délais très stricts des versements. La CE avait exigé de transférer l'argent avant le 1er décembre, sous peine d'amendes de plusieurs millions d'euros. Bruxelles explique cette contribution par le recouvrement bien plus rapide de la Grande-Bretagne après la crise par rapport aux autres pays européens. Le premier ministre avait d'abord complètement refusé de payer et avait même déclaré que la position de la Commission européenne pousserait son pays à quitter l'UE.

Conformément à l'entente, le Royaume-Uni et d'autres payeurs ont obtenu de repousser ce délai au 1er septembre 2015. Selon le ministre britannique des Finances George Osborne, Londres devra verser 1,05 milliard d'euros avant cette échéance. Son ministère a l'intention de transférer ce milliard en deux versements, le 1er juillet et le 1er septembre 2015, c'est-à-dire après les législatives prévues le 7 mai. L'article de Theresa May signifie que ce n'est pas le dernier "résultat brillant" sur lequel comptent les autorités britanniques lors de leurs négociations avec l'UE.

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