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    Le sénat américain approuve le durcissement des sanctions contre Moscou

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    Le sénat américain a voté jeudi en faveur d'un projet de loi autorisant le président Barack Obama à fournir au gouvernement ukrainien des armes et du matériel militaire, y compris des armements antichars, perforants et d'infanterie avec des munitions, et à allouer à cet effet jusqu'à 350 millions de dollars en 2015, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Le sénat américain a voté jeudi en faveur d'un projet de loi autorisant le président Barack Obama à fournir au gouvernement ukrainien des armes et du matériel militaire, y compris des armements antichars, perforants et d'infanterie avec des munitions, et à allouer à cet effet jusqu'à 350 millions de dollars en 2015, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    De plus, le texte réaffirme les sanctions contre l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport et donne au président américain le droit de décréter des restrictions à l'égard d'autres grandes compagnies russes, dont Gazprom.

    Il est également prévu d'octroyer à la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine le statut d'allié majeur des USA hors Otan, d'élargir "considérablement et immédiatement" l'ampleur de la propagande dans les pays de l'ex-URSS en accordant à ces fins jusqu'à 10 millions de dollars l'an prochain. Comme pour confirmer les récents propos du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov disant que les sanctions occidentales visaient à changer le pouvoir en Russie, les sénateurs américains ont inscrit dans le projet de loi la proposition d'allouer 20 millions de dollars pour "renforcer les institutions démocratiques en Russie" ces trois prochaines années. On pense immédiatement aux sommets de la démocratie en Ukraine, dans laquelle Washington a investi plus de 5 milliards de dollars en vingt ans, comme l'a déclaré la sous-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland.

    Toutefois, le document pourrait être mal accueilli par la Maison blanche. En particulier, le président Obama avait rejeté à plusieurs reprises l'idée de fournir des armes à Kiev pour se limiter à une assistance non létale – des radars pour détecter des mortiers, des tentes, des gilets pare-balles, des casques, des médicaments et des rations. Et lors de sa visite en septembre à Washington, le président ukrainien Piotr Porochenko s'était vu refuser le statut d'allié majeur hors Otan.

    Mais le ton de la Maison blanche a changé récemment. Le conseiller adjoint du président pour la sécurité nationale Tony Blinken a ainsi déclaré que même si la décision de fournir des armes létales n'a pas été prise, cette question "n'a jamais été retirée de l'ordre du jour".

    L'administration n'a pas non plus bien accueilli l'idée d'adopter des sanctions par le biais de la loi. Celeste Wallander, directrice senior et assistante spéciale du président des États-Unis pour la Russie et l'Asie centrale au Conseil de Sécurité nationale, a récemment noté: "La Maison blanche n'aime pas quand le sénat lui lie les mains en politique étrangère. Le but n'est pas de maintenir les sanctions mais d'arriver à une situation permettant de parvenir au règlement politique de la crise en Ukraine".

    Selon la législation américaine, le président est en droit d'apposer son veto sur un projet de loi approuvé par le parlement. Néanmoins, les congressistes peuvent surmonter le veto présidentiel si plus des deux tiers des voix des deux chambres étaient favorables au projet. Au cours de sa présidence, Obama a utilisé son veto à deux reprises et le congrès n'a jamais appliqué la procédure pour le contourner. Son prédécesseur George W. Bush avait apposé son veto 12 fois, dont quatre avaient été annulés par le congrès.

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