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Après les attentats de Paris, Moscou n'est plus le problème n°1 de l'UE

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Bruxelles a accueilli hier une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l’Union européenne (UE) centrée sur la lutte contre le terrorisme international, écrit mardi le quotidien Kommersant.

Bruxelles a accueilli hier une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l’Union européenne (UE) centrée sur la lutte contre le terrorisme international, écrit mardi le quotidien Kommersant.

Les ministres ont également évoqué en détails la stratégie européenne des relations avec Moscou, mais ne l'ont aucunement modifiée.

"Nous commencerons les discussions par la lutte contre le terrorisme, non seulement en Europe mais aussi dans d'autres parties du monde", a annoncé à la presse Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, le matin de la rencontre. Elle a également souligné la nécessité d'établir des échanges d'information et une coopération étroite dans ce domaine entre les pays européens et entre toutes les régions du monde. "La question du terrorisme ne se limite pas aux relations entre l'Occident et l'islam: des attentats, dans le monde entier, prennent également pour cible des musulmans", a-t-elle rappelé.

Les rapports UE-Russie étaient l'autre sujet principal de la rencontre des ministres: ils avaient été chargés de coordonner leurs positions en vue du sommet des leaders européens en mars, qui évoqueront les perspectives des relations avec Moscou et la levée des sanctions. "Le sujet de la discussion actuelle ne concerne ni une aide pour l'Ukraine, ni une décision concernant les sanctions", a tout de suite indiqué Federica Mogherini, ayant déploré la "reprise des violences" dans l'est de l'Ukraine. La partie russe de l'ordre du jour était connue d'avance grâce aux thèses publiées dans le rapport de la diplomatie européenne. Ce texte propose notamment de trouver des moyens de surmonter la confrontation avec la Russie, d'examiner les possibilités de rapprochement avec l'Union économie eurasiatique et de renforcer la coopération avec Moscou dans les domaines d'intérêt commun.

Malgré ce ton plutôt conciliant du rapport, les commentaires des ministres pendant la réunion se sont pourtant avérés assez durs. Les chefs des diplomaties bulgare, danoise, irlandaise, lituanienne, néerlandaise, polonaise et suédoise ont notamment souligné l'absence de fondements pour réviser les sanctions. "Elles doivent rester en vigueur car il n'y a ni raison ni prétexte pour les annuler, a affirmé Linas Linkevicius, ministre lituanien des Affaires étrangères. Nous ne constatons pour le moment aucune volonté politique ou amélioration dans la zone du conflit". "Des suggestions pour corriger la politique envers la Russie ont été avancées, mais aucune décision en ce sens n'a pas encore été prise", a souligné Grzegorz Schetyna, chef de la diplomatie polonaise. Il reproche à Moscou d'avoir transmis "des soldats et des armes lourdes par sa frontière", rappelle que "la tentative d'organiser une rencontre à Astana a échoué" et qu'il n'existe "aucun autre projet d'organiser des sommets de ce genre". Il a également reconnu que l'UE examinait actuellement le financement d'une chaîne russophone visant à lutter la "propagande russe".

Margot Wallström, ministre suédoise des Affaires étrangères, et plusieurs de ses homologues ont pourtant souligné la nécessité d'élaborer une "perspective à long terme" pour les relations avec Moscou. "Il nous faut une perspective de coopération avec la Russie pour obtenir, j'espère, des rapports normalisés", a-t-elle souligné. "Parallèlement aux sanctions, il faut entamer avec la Russie le dialogue sur une coopération éventuelle entre l'UE et l'Union économique eurasiatique, a précisé Sebastian Kurz, chef de la diplomatie autrichienne. C'est nécessaire non seulement pour la Russie: une telle initiative contribue aux intérêts communs et pourrait notamment s'avérer bénéfique pour l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie qui se trouvent entre les deux unions, et la Biélorussie qui fait déjà partie de l'Union douanière".

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