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Hier Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État américaine pour l'Europe et l'Eurasie, a appelé ses alliés de l'Otan à accorder un soutien militaire à l'Ukraine en créant des "centres de commandement et de contrôle dans les six pays situés sur la ligne du front", écrit jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Elle n'a pas précisé de quel front ni de quels pays il s'agissait, mais a fait remarquer que les membres de l'Otan devaient respecter leurs engagement mutuels et contribuer à la formation de nouvelles "forces de réaction rapide capables de répondre rapidement à des défis sur les points problématiques".

La veille, les ambassadeurs des pays de l'Alliance et Kiev avaient déjà évoqué le renforcement de l'intégrité territoriale de l'Ukraine et l'organisation d'une aide militaire supplémentaire. L'initiative de Victoria Nuland pourrait donc être considérée comme une démarche aggravant les tensions non seulement dans le Donbass, mais aussi partout en Europe de l'Est.

Les représentants de l'Otan ont plusieurs fois déclaré qu'ils ne fourniraient à l'Ukraine aucune arme létale ni ne l'intégreraient à l'Alliance, au moins jusqu'à la fin du conflit militaire sur son territoire. Mais les faits contredisent ces discours: les pays de l'Otan livrent toujours des armements à l'Ukraine. Les insurgés les ont montrées dans l'aéroport de Donetsk, pendant que les journalistes faisaient état de mercenaires anglophones à Marioupol. Il y a quelques jours, des blogueurs tchèques publiaient sur les réseaux sociaux des photos montrant l'embarquement de blindés dans un avion ukrainien.

Le quotidien canadien Global Research affirme même que les États-Unis dirigent directement le conflit dans le Donbass. Selon les journalistes canadiens, le Pentagone "finance en cachette les forces ukrainiennes et leur fournit ses armes. C'était précisément l'objectif de la visite en Ukraine de Ben Hodges, commandant de l'armée de terre des États-Unis". Il y a quelques jours, Ben Hodges a annoncé que le Pentagone voulait envoyer en février un groupe d'experts dans les pays baltes, en Pologne, en Roumanie et en Bulgarie. Ces spécialistes devront analyser les perspectives de déploiement de chars et d'autres armements américains en Europe de l'Est. Le général Hodges avait déjà évoqué par le passé les plans du commandement européen des États-Unis de "riposter à l'agression russe". D'après lui, le Pentagone prévoit de déployer d'ici fin 2015 en Pologne et dans les pays baltes, c'est-à-dire à proximité des frontières russes, une brigade blindée, trois bataillons motorisés, des unités d'artillerie et de génie, ainsi qu'une unité de renseignement.

En ce qui concerne les actions de l'armée ukrainienne, elles sont pour le moment loin d'être brillantes. Selon Mark Galeotti, professeur à l'Université de New York et sympathisant de Piotr Porochenko, les forces ukrainiennes "subissent des échecs sur tous les fronts", car leur problème principal réside dans l'absence de stratégie réfléchie". Le bas moral des troupes est encore un facteur important.

La majorité de la population ukrainienne n'a aucune envie de participer aux opérations dans le Donbass et tente d'éviter la mobilisation. Hier Oleg Boïko, chef du département de mobilisation auprès de l'état-major de l'armée ukrainienne, l'a prouvé indirectement en dévoilant des statistiques détaillées sur les déserteurs et ceux qui fuient le recrutement dans l'armée.

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Tags:
OTAN, Victoria Nuland, Ukraine, États-Unis
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