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Les leaders de l'économie mondiale vont changer à l'horizon 2050, écrit mardi 17 février le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Les pays développés d'Amérique du Nord, d'Europe occidentale et le Japon reculeront progressivement au deuxième plan pour céder la place aux économies émergentes. Telles sont les conclusions du rapport de PricewaterhouseCooper (PwC) "Le monde en 2050. Le centre de l'économie mondiale continuera-t-il de se déplacer?".

Le rapport fournit des prévisions de croissance potentielle d'ici 2050 pour les 32 plus grands pays qui représentent 84% du PIB mondial. Le rapport indique qu'entre 2014 et 2050 la croissance mondiale dépassera à peine 3% par an. D'ici 2037, le PIB mondial devrait doubler et tripler d'ici 2050. Cependant, après 2020, la croissance mondiale est susceptible de ralentir sous l'impact de deux facteurs: la baisse de la croissance économique de la Chine et d'autres grands pays, ainsi que le ralentissement de l'augmentation de la population apte au travail.

La Russie est actuellement 6e au classement mondial avec un PIB de 3 359 dollars par habitant, d'ici 2030 elle perdra une place avec 4 854 dollars en passant derrière le Brésil, et se retrouvera en 8e position d'ici 2050 avec 7 575 dollars.

"Les principaux problèmes de la Russie sont évidents: une forte dépendance envers la conjoncture des matières premières, une faible productivité du travail, des dépenses trop basses pour la recherche et développement (à peine plus de 1% du PIB), l'absence de réformes économiques structurelles pendant une longue période et, enfin, un taux élevé de présence de l'État dans l'économie couplé aux difficultés des entreprises comme les risques de corruption et la faible protection juridique des actionnaires", explique Olga Tregoubova, chef du département de promotion des produits de la banque BKS Premier.

En termes de croissance du PIB, la Russie prendra du retard. D'ici 2050, la croissance moyenne du PIB réel en Russie sera de 2,1%. A titre de comparaison: dans d'autres pays du Brics elle dépassera 3% au Brésil, 3,4% en Chine, 4,2% en Afrique du Sud et 4,9% en Inde. En revanche, la Russie dépassera enfin l'Europe. Les économies européennes dont le ralentissement perdure afficheront dans la même période une croissance du PIB de seulement 1,5 à 2% par an.

Toutefois, les macro-pronostics à aussi long terme dépendent d'un très grand nombre de facteurs indépendants qui ont de nombreuses variables, indique Anton Soroko, analyste du holding d'investissement FINAM: "Nous évaluons avec plus d'optimisme les perspectives de l'économique russe, notamment si notre gouvernement procédait aux réformes structurelles, continuait d'accroître la coopération avec le Brics et mettait en œuvre à part entière un mécanisme de substitution des importations".

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