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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Tout le monde arabe a frémi il y a quelques jours en apprenant les nouveaux actes barbares des djihadistes de l'État islamique (EI), qui ont massacré 20 coptes égyptiens travaillant sous contrat en Libye, écrit jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Ces derniers mois les chefs de l'organisation terroriste, chapeautés par le calife Ibrahim, ont renforcé leur activité dans le Sinaï et au nord de l'Afrique, où ils ont créé des "unités" spéciales pour l'Algérie et la Libye. Désormais les drapeaux noirs du califat flottent dans plusieurs villes libyennes. Les combattants de l'EI ont attaqué en janvier l'hôtel Corinthia de Tripoli, tuant un Américain et un Français. Ils ont également exécuté plusieurs journalistes à Deraa à l'est du pays, occupé pour un certain temps le gisement pétrolier de Mabrouk et attaqué d'autres sites près de la ville de Syrte.

Le gouvernement libyen de Tobrouk, reconnu par la majorité de la communauté internationale, tente de mobiliser les forces pour riposter aux djihadistes de l'EI à l'aide des troupes du général Khalifa Haftar, mais ces efforts sont vain. Quant au gouvernement de Tripoli, les extrémistes de l'EI l'accusent d'apostasie bien que ce dernier ait été formé par le Congrès général national, présidé par les islamistes.

D'après Al-Arabiya, les unités de l'EI recrutent activement de nouveaux combattants dans les tribus du pays et tentent même d'attirer les rebelles de Misrata et les activistes de l'Aube libyenne.

D'après les chefs de l'organisation terroriste, les atrocités commises contre les chrétiens égyptiens doivent non seulement faire peur aux Libyens, mais aussi montrer la force des islamistes en Libye. Cela signifie donc un renforcement rapide des tendances extrémistes au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

Il est de notoriété publique que les bombardements de l'Otan ont provoqué la scission non seulement de la Libye, mais aussi d'un autre État: le Mali. La région connaît également une mobilisation des extrémistes de Boko Haram au Nigéria, qui ont obtenu une partie des armes libyennes après la chute du régime de Kadhafi et constituent aujourd'hui une menace sérieuse pour leur pays ainsi que pour les États voisins, notamment le Tchad et le Cameroun.

Pour un observateur objectif, il est tout à fait évident que cette série incessante d'attentats, d'explosions et de violences constitue une réaction à la politique de l'Occident, qui veut atteindre ses objectifs sans tenir compte d'autres peuples ou même au détriment de leurs intérêts.

Cette volonté des pays occidentaux de garantir à tout prix leurs intérêts frise la folie. En essayant de détacher l'Ukraine de la Russie et de créer un conflit pénible sur le continent européen, les pays de l'UE semblent avoir oublié les horreurs des guerres du passé et la réalité de la menace imprévisible de l'extrémisme islamique.

Le seul moyen de répondre à ce danger est d'agir en commun, notamment en coopération étroite avec la Russie.

Dossier:
L'Etat islamique (2014) (1131)

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djihadisme, Al-Arabiya, Etat islamique, Khalifa Haftar, Afrique, Libye
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