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L'entretien du ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif avec son homologue américain John Kerry était très attendu hier, lors de l'ouverture de la 9e Conférence chargée d'examiner le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) à New York, écrit mardi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Ils devaient évoquer le déroulement des négociations entre les Six et Téhéran sur le programme nucléaire iranien. Le travail sur le texte final a déjà démarré mais les sénateurs républicains comptent bloquer l'administration Obama sur ce dossier.

Tous les cinq ans, une conférence est organisée autour du Traité de non-prolifération des armes nucléaires.

Cette fois, les observateurs ne prédisent aucun progrès important au vu des relations tendues entre les premières puissances nucléaires — la Russie et les USA. Un millier de manifestants a défilé à New York pour exiger des neuf puissances nucléaires qu'elles réduisent leurs arsenaux. Des survivants aux bombardements nucléaires de Hiroshima et de Nagasaki, en fauteuil roulant, y ont également participé. Les manifestants ont apporté 8 millions de pétitions pour en faire un mur de boîtes. La représentante du secrétaire général de l'Onu pour le désarmement Angela Kane était confuse.

Cette année le Japon célèbre une date tragique — le 70e anniversaire du bombardement nucléaire de Hiroshima et de Nagasaki.

Dans le même temps, les sénateurs républicains souhaitent adopter des amendements au projet de loi permettant au congrès américain de donner une appréciation finale à l'accord avec l'Iran. Pour l'instant il est soutenu par les deux partis, mais les amendements dont parlent les sénateurs dans le feu de la course présidentielle repousseront les démocrates et l'administration Obama. Le premier amendement des sénateurs Marco Rubio et Mark Kirk exige que l'Iran reconnaisse Israël comme État hébreu. Le deuxième amendement de Ron Johnson prescrit d'accorder à l'accord le statut de traité, c'est-à-dire nécessitant une ratification par les deux tiers du sénat. Une autre proposition de Rubio et de Kirk soutenue par James Risch consiste à ajouter à l'accord un point sur la libération de citoyens américains détenus en Iran. En outre, Rubio espère rendre immuables les sanctions contre l'Iran non pas à cause de son programme nucléaire, mais "pour son soutien au terrorisme, sa violation des droits de l'homme et son programme balistique".

Israël sera représenté pour la première fois depuis 1995 à la conférence, en tant qu'observateur. Il espère s'assurer le soutien des États arabes pour s'opposer à la signature d'un accord avec l'Iran. Mais le plan de création d'une zone non-nucléaire au Moyen-Orient — la région où Israël est a priori le seul pays à disposer d'un tel arsenal — est laissé entre parenthèses.

Dans l'ensemble, cette nouvelle conférence sur le TNP débute dans une ambiance négative: ses décisions antérieures n'ont pas été remplies, les arsenaux se modernisent à travers le monde et les pays qui ne disposent pas de l'arme nucléaires se sentent trahis. Selon Angela Kance, le prochain quinquennat sera pratiquement la dernière chance de prouver que le TNP joue encore un rôle dans ces processus.

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Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), armes nucléaires, programme nucléaire iranien, 70e anniversaire des bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki, Mohammad Javad Zarif, John Kerry, Iran, Israël, Japon
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