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    Vladimir Poutine et  Xi Jinping. Archive photo

    2015, année prometteuse pour les relations russo-chinoises

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    Le président chinois Xi Jinping commence sa tournée dans les ex-républiques soviétiques.

    L'événement majeur de son programme sera sa visite en Russie, où il participera aux commémorations du 70e anniversaire de la Victoire dans la Seconde guerre mondiale. Le premier entretien de l'année du dirigeant chinois avec le président russe Vladimir Poutine ouvrira une série de contacts sans précédent entre les deux chefs d'État, qui se rencontreront à trois reprises dans les mois à venir — à Moscou en mai et à Oufa en juillet aux sommets du Brics et de l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai). Selon les experts, la crise qui perdure dans les relations avec l'Occident pousse Moscou à rechercher de plus en plus activement un contrepoids au niveau international, voire à créer un G2 Russie-Chine. Toutefois, Pékin n'oppose pas le rapprochement avec Moscou au développement actif de sa coopération avec l'Occident et ne refuse pas de partager le leadership mondial avec les USA.

    La tournée du président chinois dans l'espace postsoviétique commencera jeudi par une visite d'un jour au Kazakhstan qui sera, comme l'a déjà annoncé Pékin, un "signe de soutien politique" au président réélu Noursoultan Nazarbaev. Puis Xi Jinping se rendra à Moscou pour y passer trois jours, avant de se rendre à Minsk pour une visite de deux jours.

    A l'issue de l'entretien sino-russe au sommet, il est prévu de signer des dizaines de documents, dont des accords de coopération dans le domaine énergétique, aéronautique, spatial, fiscal et financier, ainsi que des déclarations pour approfondir le partenariat stratégique entre Moscou et Pékin. Le Fonds russe d'investissements directs (RDIF) s'apprête également à signer avec le Fonds sino-russe d'investissements plusieurs nouveaux accords avec les partenaires chinois (y compris les plus grandes banques nationales de Chine) dans le secteur des services financiers et d'investissement, des transports et de l'agriculture. En outre, les dirigeants évoqueront les perspectives de coopération dans le cadre de la construction de la ceinture économique de la Route de la soie et de l'Union économique eurasiatique (UEE).

    "Nous assistons à des tentatives de former le fameux G2, dont parlaient dans les années 2000 certains politologues américains. Ils ont eu tort sur un seul point — ce n'est pas Washington mais Moscou qui devient le partenaire de Pékin dans le G2", explique Alexandre Lomanov de l'Institut de l'Extrême-Orient affilié à l'Académie des sciences de Russie. L'expert note que Moscou a parfaitement conscience du fait que son voisin, qui était autrefois en retard, sera la première économie mondiale dans dix ans. De plus, la réticence formelle de la Chine à créer des alliances militaires avec qui que ce soit remédie aux craintes de Moscou concernant l'apparition d'un second bloc de l'Otan sur ses frontières Est, cette fois sous l'égide de la Chine.

    Quant au 70e anniversaire de la Victoire, la présence de Xi Jinping au défilé de Moscou illustrera le fait que les deux pays n'ont pas l'intention de mélanger la mémoire historique avec les problèmes actuels de la politique mondiale. "De plus, la Chine souhaite également s'assurer le soutien de la Russie pour créer une interprétation de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale où les mérites des alliés occidentaux menés par les USA à la tête ne rayent pas les millions de victimes du peuple chinois", estime Alexandre Lomanov.

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    Alexandre Lomanov, Noursoultan Nazarbaïev, Vladimir Poutine, Xi Jinping, États-Unis, Chine, Russie
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