Ecoutez Radio Sputnik
    Partenariat oriental

    Six pays postsoviétiques en route vers l'Europe

    © Flickr / Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Poland
    Lu dans la presse
    URL courte
    Par
    0 951
    S'abonner

    Au sommet de Riga, l'Union européenne évoquera avec six pays postsoviétiques l'évolution du programme Partenariat oriental - qui a partiellement provoqué la crise en Ukraine - écrit mercredi 20 mai le quotidien RBC.

    Les 21 et 22 mai, Riga accueillera le sommet des membres du programme Partenariat oriental lancé par l'UE en 2009. Six pays postsoviétiques y participent — l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine. Ces trois dernières ont signé au sommet de l'été 2014 des accords d'association avec l'UE et sur la création d'une zone de libre-échange, mais elle entrera en vigueur pour l'Ukraine seulement à partir de 2016.

    Le thème central du sommet sera les relations bilatérales de l'UE avec les six membres du programme, a annoncé la première ministre lettone Laimdota Straujuma. Selon elle, il sera question de la coopération économique et des relations bilatérales. "Bien sûr, le conflit en Ukraine ne sera pas omis, mais ce ne sera pas la partie centrale du sommet", a-t-elle déclaré à la télévision lettone.

    D'après les informations de l'UE, depuis 2009 3,2 milliards d'euros ont été alloués à la réalisation du programme Partenariat oriental dans quatre domaines, dont 730 millions d'euros pour l'année 2014 seulement. Bruxelles relève également que les zones de libre-échange instaurées avec la Moldavie et la Géorgie ont contribué à une hausse de 18-20% du commerce bilatéral, selon une source.

    Compte tenu du niveau différent d'implication des pays dans le projet, le sommet adoptera une approche différenciée pour chacun d'entre eux. Cette attitude est également due au fait que certains pays du programme ont choisi d'adhérer à l'Union économique eurasiatique — des programmes spécifiques seront élaborés pour eux. On s'attend à la signature d'un accord-cadre avec l'Arménie. Erevan comptait signer un accord d'association et de libre-échange avec l'UE, mais a opté en septembre 2013 pour l'intégration eurasiatique, sans pour autant renoncer à la coopération avec l'UE mais en reportant l'examen de questions concrètes.

    Le président ukrainien Piotr Porochenko
    © AP Photo / Mikhail Palinchak

    Mardi à Strasbourg, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est entretenu avec la direction de l'UE, puis du Conseil de l'Europe. Les relations entre l'UE et les pays souhaitant approfondir leurs relations avec elle ne doivent pas se construire au détriment des intérêts de la Russie, a averti le ministre. "Mais l'antithèse a malheureusement lieu d'être. Les tentatives de présenter la situation comme un ultimatum "soit l'un soit l'autre" comme un jeu à somme nulle entraînent des résultats très indésirables et néfastes", constate-t-il.

    Lire aussi:

    Pour la Moldavie, l'horizon européen se bouche
    Une zone de libre-échange UE-Ukraine dès 2016
    L'Arménie adhère à l'Union économique eurasiatique
    Un chien se lance dans une bataille mortelle contre des loups pour sauver son ami – vidéo choc
    Tags:
    zone de libre-échange, Partenariat oriental, Union européenne (UE), Laimdota Straujuma, Lettonie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik