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Situation économique en Grèce (112)
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La Grèce doit rembourser aujourd'hui 300 millions d'euros de dette au Fonds monétaire international (FMI).

Dans le même temps, les créanciers européens ont assoupli leur position vis-à-vis d'Athènes, qui aurait accepté plusieurs points de l'accord proposé. Selon les experts, un compromis se dessine lentement mais sûrement, tout en sachant que la partie grecque devra faire les principaux sacrifices et que les concessions des créanciers seront minimales.

L'une des dernières rencontres, qui a duré jusqu'à jeudi matin, a réuni le premier ministre grec Alexis Tsipras, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. À l'issue de ces discussions, Tsipras a noté un progrès sur la question centrale — le montant du solde primaire, c'est-à-dire le solde calculé sans tenir compte des charges de la dette.

Il a souligné le "climat amical" et la volonté de toutes les parties d'éviter les mesures d'austérité. Le premier ministre grec est satisfait par les nouvelles exigences budgétaires des créanciers, qui se sont assouplies, mais refuse toujours de réduire les retraites et d'augmenter l'impôt sur la valeur ajoutée, qui est une condition sine qua non pour les créanciers.

En outre, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a déclaré pour la première fois que dans le règlement des problèmes de la Grèce il fallait aspirer à une "justice sociale", et il s'est également prononcé pour la modification des exigences sur le solde primaire. Ainsi, un compromis se dessine autour de ce point précis. Si les parties trouvaient un terrain d'entente à ce sujet, ce serait une première percée.

Hormis le paiement de 300 millions d'euros aujourd'hui, la Grèce devra encore effectuer trois remboursements au FMI en juin pour un montant total dépassant 1,5 milliard d'euros. Et en juillet, Athènes devra verser 452 millions d'euros au FMI et 3,4 milliards d'euros à la BCE. Enfin, en août, le FMI demandera à la Grèce de rembourser 176 millions d'euros et la BCE de lui retourner 3,2 milliards d'euros. Bien évidemment, sans la seconde tranche d'aide financière de 7,2 milliards d'euros qui fait actuellement l'objet de négociations, les autorités grecques seront incapables de rembourser ces dettes.

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Situation économique en Grèce (112)

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Tags:
Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI), Mario Draghi, Jean-Claude Juncker, Alexis Tsipras, Grèce
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