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On peut s'attendre en 2016 à une réduction de la production dans les pays non membres de l'Opep en réaction à la faiblesse des cours pétroliers, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les USA et les projets d'exploitation d'huile de schiste seront les principaux concernés, mais Goldman Sachs s'attend également à un contre-processus: les analystes de la banque d'investissement ont réduit leurs prévisions des tarifs du baril pour 2016 de 62 à 49,5 dollars à cause du ralentissement de la croissance économique en Chine.

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© AFP 2021 ALEXANDER KLEIN
Le maintien de tels cours pétroliers sur le marché mondial (de l'ordre de 50 dollars le baril) provoquerait la réduction de la production dans les pays non membres de l'Opep en 2016 de 0,5 million barils par jour — un déclin record depuis 24 ans — annonce le rapport de septembre de l'AIE. Étant donné l'augmentation de 1,7 million de barils par jour de la demande mondiale cette année, jusqu'à 94,4 barils par jour (la plus forte hausse depuis 5 ans) et de 1,4 million de barils par jour en 2016, le déficit d'hydrocarbures (avec un pronostic de production de l'Opep à hauteur actuelle) pourrait survenir au second semestre de 2016, d'après les prévisions de l'agence. Mais d'ici là, l'Iran pourrait augmenter ses ventes: selon le ministère iranien de l'Énergie, presque immédiatement après la levée des sanctions les exportations pourraient augmenter de 0,5 million de barils par jour. L'AIE s'attend à une hausse de la production de 2,87 millions de barils par jour pour atteindre 3,4-3,6 millions de barils par jour en l'espace de six mois après la levée de l'embargo.

La réduction de la production pour les pays qui ne font pas partie de l'Opep (environ 0,4 million de barils par jour), concernera surtout les USA. Rappelons que l'an dernier, l'exploitation pétrolière en Amérique avait augmenté de 1,7 million de barils par jour, ce qui avait entraîné un excès notable de l'offre pétrolière — les analystes l'estimaient à 0,5-3 millions de barils par jour (en un an l'offre a augmenté de 2,4 barils par jour). Selon les statistiques mensuelles, cette année l'augmentation de la production américaine s'est déjà réduite d'environ 1 million de barils par jour en début d'année pour atteindre 0,5 million de barils par jour en juillet.

Sachant qu'avec la réduction de la production en Russie (de 95 000 barils par jour) et en mer du Nord, l'offre totale des pays non membres du cartel devrait se réduire à 57,7 millions de barils par jour. Il est à noter qu'en août dernier, l'offre pétrolière des pays hors Opep avait déjà chuté de 350 000 barils par jour jusqu'à 58,16 millions de barils par jour (l'offre totale a diminué de 0,6 million de barils par jour, jusqu'à 96,3 millions de barils par jour, y compris le pétrole brut et le condensat de gaz).

Dans le même temps, la demande pétrolière des pays de l'Opep pourrait augmenter pour atteindre 31,3 millions de barils par jour (la production a diminué en août de 220 000 barils par jour à 31,57 millions de barils par jour sur fond de diminution des fournitures d'Arabie saoudite, d'Irak et d'Angola), et au second semestre 2016 jusqu'à 32 millions de barils par jour — le niveau le plus élevé depuis 7 ans. "La stratégie de l'Arabie saoudite pour évincer du marché la production "inefficace" fonctionne", conclut l'AIE. Cependant, tous les analystes ne sont pas de cet avis: Goldman Sachs a réduit vendredi ses pronostics de tarif moyen du baril Brent en 2016 de 62 à 49,5 dollars, se référant, hormis à l'excès de l'offre, aux risques de ralentissement de la croissance chinoise. 

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Tags:
pétrole, plateforme pétrolière, OPEP, Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Chine, Russie, Amérique du Nord
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