Ecoutez Radio Sputnik
    Vladimir Poutine et Barack Obama. Archive photo

    Washington prêt au dialogue avec Moscou

    © AP Photo/ Dmitry Lovetsky
    Lu dans la presse
    URL courte
    Rossiïskaïa gazeta
    4114095

    La Maison blanche est ouverte au dialogue avec Moscou sur les crises en Syrie et en Ukraine. C'est ce qu'a partagé l'un des conseillers du président américain, Ben Rhodes, qui commentait la rencontre à venir entre les présidents russe et américain. Selon lui, "ces thèmes seront au centre de l'entretien entre les deux chefs d’État".

    Les contacts entre les deux présidents se sont faits très rares depuis leurs divergences sur la crise en Ukraine. Cette année, Poutine et Obama ont parlé plusieurs fois au téléphone, et leur dernière rencontre personnelle date de presque un an — au sommet de l'APEC en Chine.

    La première réunion entre les deux dirigeants se tiendra le 27 septembre en marge de la 70e session anniversaire de l'Assemblée générale (AG) de l'Onu à New York. Le lendemain, Vladimir Poutine tiendra un discours à l'AG où le problème de la lutte contre l'État islamique occupera une place centrale.

    Cette évolution pourrait montrer que la Maison blanche est prête à abandonner au moins partiellement les tentatives d'isoler Moscou sur la scène internationale face à la menace globale réelle émanant de l'EI.

    La stratégie américaine s'appuie sur le bombardement aérien des positions de l'EI en Irak et en Syrie, ainsi qu'un programme de formation des combattants de la prétendue "opposition syrienne modérée" pour attaquer les extrémistes sur le terrain, dans le cadre duquel il était prévu de former environ 5 500 personnes d'ici la fin de l'année. Cependant, un an plus tard, la campagne dirigée par les USA s'est retrouvée dans l'impasse et la stratégie de la Maison blanche est sous le feu des critiques.

    La semaine dernière, le général Lloyd Austin, chef du Commandement central des USA, a stupéfait les sénateurs du congrès en annonçant que dans le cadre du programme mentionné, pour lequel avaient été alloués 500 millions de dollars, seulement 54 combattants avaient suivi la formation dont la grande majorité avait été éliminée par l'EI immédiatement après leur projection. Aujourd'hui, dans les rangs de "l'opposition modérée" combattent seulement 4 ou 5 hommes formés par les Américains. "Il faut reconnaître que c'est un échec total", a souligné le sénateur Jeff Sessions.

    Les médias ont jeté de l'huile sur le feu en rapportant des rumeurs selon lesquelles les officiers supérieurs du Pentagone manipulaient les rapports des analystes pour enjoliver artificiellement le déroulement de la campagne en Irak et en Syrie.

    En ce qui concerne le processus de paix en Syrie, les représentants américains posent toujours le départ du président Bachar al-Assad comme une condition sine qua non, alors que la Russie considère que l'adhésion de l'armée syrienne aux efforts de la coalition internationale avec les USA en tête serait le moyen le plus efficace de combattre Daesh.

    Pour l'instant, Washington rejette en bloc la possibilité d'un soutien aux autorités syriennes. Au regard de l'impasse de la campagne américaine contre l'EI, les initiatives de Moscou pourraient toutefois lancer un dialogue constructif, comme ce fut le cas il y a deux ans avec le problème des armes chimiques en Syrie.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

    Lire aussi:

    L'Assemblée générale de l'Onu ouvre sa 70e session à New York
    Assemblée générale de l'Onu: Poutine conduira la délégation russe
    AG de l'Onu: Lavrov évoque les sujets que Poutine ne manquera pas d'aborder
    Sergueï Lavrov et la "chambre des secrets" de l’Onu
    Tags:
    APEC, présidence américaine, ONU, Etat islamique, Ben Rhodes, Vladimir Poutine, Barack Obama, Irak, Syrie, Ukraine, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik