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Le premier tour de la présidentielle en Argentine a de quoi décevoir le pouvoir en place mené par la présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Le leader de l'opposition, le maire de Buenos Aires Mauricio Macri, s'est incliné face au candidat progouvernemental Daniel Scioli de quelques pour cent à peine et disputera avec lui le fauteuil présidentiel au second tour. La victoire de l'opposant serait synonyme de libéralisation économique et de rapprochement avec les USA et l'UE. L'ambassadeur de Russie en Argentine Viktor Koronelli a affirmé que quel que soit le vainqueur, les relations russo-argentines resteraient dynamiques. Cependant, la victoire de Scioli "garantirait une plus grande continuité" de la ligne de politique étrangère de Buenos Aires.

Les résultats du premier tour de la présidentielle argentine dimanche dernier ont créé la surprise, alors qu'on prévoyait une victoire de Daniel Scioli au premier tour. Finalement, le leader du parti d'opposition Proposition républicaine Mauricio Macri a obtenu un résultat inattendu: il s'est incliné face au favori avec un écart inférieur à 3%.

Ce dernier pourrait même être favori du second tour le 22 novembre. Marci sera certainement soutenu par une grande partie des électeurs du maire de Tigre Sergio Massa, qui a terminé troisième au premier tour.

Cristina de Kirchner est venue voter au bureau de Rio Gallegos après tous les favoris de la course présidentielle. Elle n'avait aucune raison de se presser: conformément à la Constitution elle ne pouvait pas se présenter pour un troisième mandat.

Le leader de l'opposition s'oppose à une ligne trop pro-chinoise et pro-russe, et il a l'intention de revenir aux relations étroites avec l'Europe et les États-Unis. De son côté, Daniel Scioli promet de maintenir la ligne du gouvernement actuel.

Indépendamment des opinions politiques, tous les candidats comptent sur l'augmentation des investissements étrangers. Daniel Scioli espère quintupler le capital étranger en Argentine jusqu'à 30 milliards de dollars, y compris avec l'aide de la Russie. Et non sans raison. Après la visite de Cristina de Kirchner en Russie en avril, un accord avait été trouvé sur la construction en Argentine du barrage de Chihuido 1. L'Agence fédérale de l'énergie atomique Rosatom compte également ériger le sixième réacteur de la centrale nucléaire d'Atucha, pendant que Gazprom entame les travaux pour l'exploitation, le transport et la distribution du gaz naturel sur le territoire argentin.

Toutefois, les échanges commerciaux entre l'Argentine et la Russie se sont significativement réduits ces dernières années, de 1,9 milliards de dollars en 2008 à seulement 1,3 milliards en 2014.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Tags:
élection présidentielle, opposition, Sergio Massa, Daniel Scioli, Viktor Koronelli, Mauricio Macri, Cristina Fernandez de Kirchner, Argentine
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