Lu dans la presse
URL courte
Par
La lutte contre Daech (229)
32179
S'abonner

Le chef du Pentagone Ashton Carter a critiqué les alliés de la coalition internationale contre l’État islamique pour leur réticence à investir leurs ressources dans la lutte contre le terrorisme.Il les appelle à "faire davantage", sous le commandement de l'Amérique.

Le secrétaire à la Défense a répété plusieurs dizaines de fois, au sujet des différents acteurs de la campagne antiterroriste, qu'ils devaient "faire plus" ("they need to do more").

Bien que Washington se soit rangé du côté turc concernant l'attaque contre le bombardier russe Su-24, Carter formule toutefois des reproches contre la politique d'Ankara: "Nous voudrions voir plus d'actions de la Turquie dans les airs et au sol. La plupart des opérations d'Ankara ne visent pas Daech mais le Parti des travailleurs du Kurdistan. C'est une organisation terroriste qui agit, entre autres, sur le territoire turc — et nous comprenons donc les préoccupations du gouvernement. Cependant, on attend aussi plus d'actions contre Daech". Il a appelé également Ankara à contrôler plus attentivement son territoire et ses frontières car "les armes, les munitions et les nouvelles recrues arrivent en Syrie depuis la Turquie". Carter a déploré que la Turquie n'ait pas "entrepris de mesures efficaces en ce sens durant la période de croissance et de renforcement de Daech.

Le président français François Hollande
© AP Photo / Uncredited/ French television pool
Carter a également appelé la Russie à "se ranger du bon côté dans cette guerre", ce qu'il sous-entend par l'abandon du soutien au président syrien Bachar al-Assad et l'adhésion aux actions de la coalition américaine.

Le secrétaire à la Défense a aussi critiqué ses alliés du Golfe qui, selon lui, se sont trop concentrés sur les frappes aériennes tout en oubliant l'importance primordiale de former et d'armer les forces sur le terrain, ce qui limite la possibilité de mener les opérations contre Daech.

Le président du Comité des chefs d'état-major interarmées Joseph Dunford, qui répondait aux questions des congressistes, a déploré également la difficulté de combattre Daech en Syrie — par rapport à l'Irak — en raison de l'absence de partenaires de la coalition sur le terrain.

Quant à la contribution des États-Unis à l'intensification de la campagne contre Daech, d'après Carter elle consiste à adapter la stratégie de Washington aux actions des extrémistes. Plus exactement, le Pentagone a l'intention de déployer des unités d'expédition spéciales en Irak, d'attaquer plus activement l'infrastructure et les canaux de financement de Daech et de porter des frappes chirurgicales contre les leaders terroristes. Carter n'a pas précisé les délais ni le nombre d'unités prévues pour la projection en Irak, annonçant seulement qu'elles soutiendraient les actions des forces de sécurité irakiennes et des troupes kurdes contre les terroristes. En particulier, "elles pourraient mener des raids, des opérations pour libérer des otages, recueillir des informations ou capturer des leaders terroristes". Il n'a pas exclu que les forces spéciales américaines puissent mener des opérations unilatérales en Syrie également.

Dossier:
La lutte contre Daech (229)

Lire aussi:

Clinton plaide pour un rapprochement avec la Russie face à Daech
La lutte contre Daech s’éternisera si Ankara ne ferme pas sa frontière
L'Allemagne veut envoyer plus de mille soldats contre Daech
Irak: des chasseurs français ont frappé un site "d'engins explosifs" de Daech
Tags:
pentagone (un polygone à cinq sommets), lutte antiterroriste, Etat islamique, Ashton Carter, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook