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Carles Puigdemont, nouveau président de la Catalogne, veut continuer de marcher vers l'indépendance de la région.

Sa candidature avait permis d'empêcher l'explosion du camp des partisans de l'indépendance, mais on ignore si son élection apportera de nouvelles forces aux combattants pour la souveraineté catalane.

La coalition qui détient désormais le pouvoir au parlement catalan réunit les partis Candidature d'unité populaire (CUP) et Ensemble pour le oui. Avec le nouveau chef de l'autonomie, les deux partis ont l'intention de créer leur propre Constitution et leurs propres institutions publiques d'ici 18 mois conformément à la feuille de route.

"Il nous faut entamer le processus de mise en place d'un État indépendant en Catalogne", a déclaré Carles Puigdemont, confirmant ainsi son intention de poursuivre la ligne choisie par son prédécesseur, l'un des leaders du combat pour l'indépendance de l'autonomie Artur Mas. L'approbation de la candidature de Carles Puigdemont a de facto sauvé le parlement catalan de la crise car il y a seulement une semaine, quand les députés catalans avaient une nouvelle fois rejeté la réélection de Mas en tant que chef de l'autonomie, Barcelone risquait de vivre des élections régionales anticipées qui auraient reporté pour une durée indéterminée la question de l'indépendance.

Dans le même temps, la nomination du nouveau dirigeant catalan pourrait stimuler les négociations sur la formation d'un gouvernement central d'Espagne. Le fait est qu'après les législatives du 20 décembre 2015, la situation dans le royaume s'est considérablement compliquée. Le Parti populaire du premier ministre par intérim Mariano Rajoy a remporté les élections mais n'a pas obtenu la majorité absolue pour former le gouvernement. De plus, aucun parti placé deuxième, troisième et quatrième n'a voulu entrer en coalition avec les vainqueurs ni former une coalition de la minorité. Cependant, à la lumière des événements récents il se pourrait que les leaders des quatre partis acceptent de faire des concessions. Ainsi, après les négociations avec les leaders des fractions parlementaires, Mariano Rajoy a affirmé que le gouvernement espagnol serait plus fort face aux combattants pour l'indépendance.

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Tags:
indépendance, Junts pel Si (Ensemble pour le oui), Candidature pour l'unité populaire (CUP, coalition catalane), Carles Puigdemont, Catalogne
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