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La Royal Dutch Shell, Conoco Philips et Statoil ont renoncé à près de 80% de leurs droits de forage dans la région arctique des USA - soit un investissement de 2,5 milliards de dollars.

D'après les informations du département américain de l'Intérieur citées par l'agence Bloomberg, les producteurs pétroliers ont renoncé à leurs droits de forage sur un territoire d'environ 11 300 km², soit presque 80% de toutes les licences qu'ils avaient achetées aux enchères au gouvernement américain en 2008 pour creuser des puits d'exploration.

Au total, les compagnies pétrolières avaient dépensé plus de 2,6 milliards de dollars pour obtenir un droit de forage sur un territoire de 2,8 millions d'acres en mer des Tchouktches. Auparavant, elles avaient acquis des droits pour mener le même type de travaux en mer de Beaufort.

Mais pourquoi un tel revirement? La chute des cours pétroliers y est pour beaucoup: les plus grands producteurs du secteur doivent aujourd'hui réduire leurs dépenses d'exploration géologique, suspendre les projets en cours et reporter les nouveaux. Shell et Conoco Philips ont signé un abandon des droits jusqu'au 1er mai, date du prochain versement important au gouvernement américain pour la location des zones en mer des Tchouktches, au nord du littoral de l'Alaska.

Le 26 avril, Conoco Philips a renoncé à ses droits d'exploiter 61 zones en mer des Tchouktches, a rapporté la représentante de la compagnie Christina Kuhl. De son côté, Statoil a renoncé à ses droits pour travailler dans 16 zones en mer des Tchouktches. En novembre dernier, la compagnie avait rejeté ses droits avec prise de participation directe sur 50 zones du plateau arctique américain, en disant que ces actifs avaient perdu de leur attractivité. La canadienne Iona Energy a renoncé le 31 mars à ses droits de prospection en mer des Tchouktches. L'italienne Eni SpA a fait de même vis-à-vis de 4 zones le 28 avril.

Les réserves de pétrole dans la partie américaine du plateau arctique sont estimées à 27 milliards de barils, et de gaz naturel à 132 000 milliards de mètres cubes.

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Tags:
économie, pétrole, Arctique, États-Unis
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