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La première ministre britannique Theresa May a été appelée à réduire temporairement l'influence politique du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

Le cabinet juge en effet que le chef de la diplomatie britannique pourrait repousser les électeurs par ses déclarations controversées et priver les conservateurs du plébiscite qu'ils attendent en juin lors des législatives anticipées. Certaines actions de Theresa May ne contribuent pas non plus à remonter la cote de popularité du parti conservateur. Cette dernière a notamment refusé un débat télévisé avec son rival Jeremy Corbyn, ce que le chef du parti travailliste a trouvé "étrange".

"Les ministres invitent Theresa May à repousser Boris Johnson à l'arrière-plan et à réduire son influence — de la star du référendum sur le Brexit à un rôle un peu plus épisodique dans la campagne électorale", écrit le journal The Times.

D'après ce journal, un fonctionnaire a proposé d'occuper Johnson avec une "multitude de réunions importantes dans différentes capitales étrangères". Un autre a noté que certaines déclarations du ministre empêchaient les tentatives de May et de son parti de gagner la confiance des Britanniques qui ont voté contre la sortie de l'UE au référendum.

The Times rappelle qu'il y a deux ans, le premier ministre de l'époque David Cameron avait été confronté à un problème similaire: pendant la campagne électorale Johnson attirait davantage l'attention que le chef des conservateurs.

Contrairement à son ministre des Affaires étrangères, May cherche à éviter une publicité excessive. Depuis une semaine, la presse britannique débat activement du refus de la première ministre de participer au débat télévisé avec le leader des travaillistes Jeremy Corbyn.

Mais même sans ce face-à-face les propos de May attirent une attention particulière des médias. Son récent lapsus a notamment provoqué des moqueries de la part des médias et des réseaux sociaux.

"Nous voulons guider le monde vers la prévention du tourisme", a déclaré Theresa May, faisant certainement allusion au terrorisme.

Bien que cette dernière refuse le débat avec Corbyn, c'est elle qui a proposé d'organiser des élections anticipées impliquant précisément un tel débat. Le parlement britannique a approuvé cette décision par une grande majorité et les élections ont été fixées au 8 juin.

La première ministre en justifie la nécessité par la sortie du pays de l'Union européenne: selon elle, les partis d'opposition freinent le processus. Les conservateurs disposent actuellement de 331 sièges au parlement tandis que les travaillistes, les nationalistes écossais et les libéraux-démocrates, qui s'opposent au Brexit, ont obtenu 296 places aux élections de 2015.

Les sondages préliminaires indiquent que les législatives de l'été 2017 joueront en faveur des conservateurs. Selon The Guardian, le parti de May est soutenu par 45% des Britanniques contre 26% pour les travaillistes.

Le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE s'était soldé par la victoire des partisans du Brexit. 51,89% des Britanniques avaient voté pour la sortie de l'UE.

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Boris Johnson, Theresa May, Royaume-Uni
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