Lu dans la presse
URL courte
Par
Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)
4323
S'abonner

Bartolomeo Amidei, sénateur du parti Forza Italia, évoque l'inutilité des sanctions contre la Russie, le référendum de Crimée, l'avenir de l'UE et la coopération entre les entreprises russes et italiennes.

Interview du quotidien Izvestia.

- Quelles sont vos impressions après avoir visité la Crimée et que pensez-vous du statut de la péninsule?

— Je ne garde que des impressions positives de ma visite au Forum économique international de Yalta. Je pense que de tels événements ouvrent des perspectives intéressantes pour la coopération entre la Russie et l'UE. Bruxelles et Moscou doivent rétablir le dialogue. C'est pourquoi je soutiens par exemple l'idée d'une rencontre entre les diplomates russes et leurs homologues de l'UE en territoire neutre, comme le promeuvent plusieurs députés européens (cette initiative est aussi soutenue par de nombreux députés russes).

- Considérez-vous la Crimée comme faisant partie de la Russie?

— Je considère la Crimée comme partie intégrante de la Russie car les habitants de la péninsule ont voté pour la réunification et il ne fait aucun doute que le référendum de 2014 répondait à tous les principes démocratiques car les habitants de la république ont eu la possibilité de décider de leur avenir. Le vote du peuple est sacré à mes yeux.

- Que pensez-vous des sanctions antirusses et peut-on s'attendre à leur levée?

— Je ne doute pas que les sanctions contre la Russie seront levées à court terme. Je suis optimiste et je m'attends à une amélioration des relations entre la Russie, l'UE et les USA. Notre mouvement politique prône activement la levée de toutes les restrictions dans la coopération avec Moscou. Quand il était premier ministre, notre leader Silvio Berlusconi entretenait de bonnes relations avec le président russe Vladimir Poutine. Je suis certain que les rendez-vous comme le forum de Yalta accéléreront le rétablissement des relations entre l'UE et la Russie. Dans l'ensemble, les sanctions ont toujours un impact négatif. C'est pourquoi il faut chercher des solutions alternatives aux problèmes.

On peut déjà dire que la politique de sanctions a échoué. De plus en plus de personnes prennent conscience du fait que ces mesures n'ont été que nuisibles, notamment sur le plan économique. Elles ont également compliqué la coopération dans le domaine politique et impactent négativement le développement des relations sociales et culturelles entre la Russie et les pays de l'UE.

- Comment doit évoluer l'UE? A-t-elle de l'avenir?

— Bruxelles ne doit pas chercher à prendre aux États le plus de pouvoir possible. C'est pourquoi, d'après moi, l'avenir de l'UE consiste uniquement en la décentralisation et en la sauvegarde de la souveraineté des États membres de l'union. Notre mouvement politique ne prône pas la sortie de l'Italie de l'UE. Bien sûr, il faut développer les échanges économiques et culturels au sein de l'Europe mais tous les États doivent également conserver et développer leur identité culturelle. A cet égard, Forza Italia prône la décentralisation, mais pas le divorce de l'UE.

- Les sanctions ont considérablement compliqué la coopération entre les entrepreneurs russes et européens. Que pensez-vous de la possibilité de coopération d'affaires entre l'Italie et la Russie et dans quelle mesure cette coopération est-elle importante?

— Les projets d'investissement sont très importants pour nos pays, notamment les projets touristiques, les échanges d'expériences, de savoir-faire, en particulier dans le secteur de l'agriculture et de l'industrie alimentaire. Pendant le forum, on travaille activement sur la coopération entre les compagnies vinicoles italiennes et criméennes. Un homme d'affaires italien va investir dans le secteur vinicole. Par conséquent, les projets conjoints ne sont que salués.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (mai 2017) (78)

Lire aussi:

ExxonMobil veut chercher du pétrole en Russie malgré les sanctions
L’Iran se retrouvera sous sanctions, si l’Europe ne résiste pas aux USA
ExxonMobil ne contournera pas les sanctions antirusses
Nucléaire iranien: les sanctions restent à l’ordre du jour
Tags:
sanctions, Italie, Crimée, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook