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    Situation à Mossoul

    Les USA ferment les yeux sur le recours à la torture par les militaires irakiens

    © Sputnik . Rafael Daminov
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    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)
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    La chaîne RT publie vendredi 9 juin de nouvelles preuves de violations des droits de l'homme en Irak, où des militaires torturent et battent les personnes suspectées de terrorisme pour obtenir des aveux.

    Le nouveau reportage de la chaîne russe présente les preuves de tortures infligées à deux frères, tués par des militaires. Malgré ces pratiques, les États-Unis et d'autres pays de la coalition qui soutiennent Bagdad dans l'opération pour libérer Mossoul continuent de collaborer avec les unités de l'armée irakienne qui ont entaché l'honneur de l'uniforme. Saad al-Mouttalibi, directeur adjoint du conseil de sécurité de Bagdad, a déclaré que les autorités menaient une enquête au sommet mais précisé que les combattants de la division de réaction rapide avaient été formé par des Américains proche du commandement US — et qu'à ce titre ils jouissaient d'une certaine immunité.

    Sur les images en question on voit des militaires maltraiter les deux frères. Selon des informations non confirmées, les hommes en uniforme sont des représentants d'une unité d'élite soutenue par les États-Unis.

    Les soldats soupçonnaient les deux hommes interpellés d'appartenir à l'État islamique. Or, d'après le service frontalier de l'Irak, ces frères étaient des civils et ne faisaient pas partie de Daech: l'un vendait des voitures, l'autre possédait un magasin. Les deux sont décédés des suites des tortures.

    D'après le correspondant de RT Mourad Gazdiev, "les agissements des militaires irakiens sont comparables à l'Inquisition". "Et ces gens sont des alliés des USA", ajoute-t-il.

    Telle est la réalité dérangeante de la guerre contre le terrorisme. Selon la vision qu'ont de la lutte contre l'EI les militaires irakiens de la Division de réaction rapide, des suspects peuvent donc être sommairement torturés pour obtenir des aveux.

    Sachant que le département d'État US avait annoncé plus tôt que "conformément à la loi Leahy les USA n'entraîneront plus et n'armeront plus la Division de réaction rapide". La loi Leahy interdit aux États-Unis de former ou d'armer les violateurs des droits de l'homme. Sans pour autant mentionner quoi que ce soit concernant le soutien à de tels individus.

    Ainsi, les USA continueront de collaborer avec ceux qui torturent et tuent leurs concitoyens, estimant que pendant la guerre les innocents souffrent et meurent de toute façon et que tous les moyens sont bons dans la lutte contre l'État islamique.

    Par exemple, un avion américain a attaqué un bâtiment de Mossoul abritant plus de cent civils. L'Irak a d'abord nié ce bombardement puis en a accusé l'EI. En fin de compte le Pentagone a reconnu l'attaque mais a déclaré que le bâtiment s'était effondré par la faute des terroristes. Ce genre de dérapage se produit constamment.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juin 2017) (35)

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    Tags:
    droits de l’homme, tortures, Mossoul, Irak, États-Unis
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