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    S-400

    La Turquie veut acheter des S-400 russes

    © Sputnik. Dmitry Vinogradov
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    Nezavissimaïa gazeta
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    Il semblerait que les négociations sur la vente à la Turquie de tout nouveaux systèmes antiaériens russes S-400 Triumph entrent actuellement dans leur dernière ligne droite.

    Cette information a été indirectement confirmée vendredi dernier par Hüseyin Diriöz, ambassadeur de Turquie en Russie, qui a déclaré qu'être «membre de l'Otan n'empêchait pas Ankara de mener une politique étrangère orientée sur plusieurs axes, y compris d'acheter des S-400». Le chef du Pentagone James Mattis a laissé entendre que les États-Unis ne s'opposeraient pas aux démarches d'Ankara. Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta.  

    A la question des journalistes de savoir s'il approuvait l'éventuel achat par la Turquie des missiles antiaériens russes, le ministre de la Défense américain a été laconique: «C'est une décision souveraine, c'est tout.» Et d'ajouter que les S-400 «ne sont pas compatibles avec le matériel de l'Otan», dont la Turquie est membre.

    «La question est de savoir comment assurer une compatibilité opérationnelle du système otanien avec le système russe. Ils ne seront jamais opérationnellement compatibles», a déclaré James Mattis, avant d'appeler à attendre que la situation évolue et de savoir si la transaction sera conclue et réalisée. L'attitude sceptique de Mattis concernant l'éventuel contrat sur les S-400 est également partagée par certains experts militaires russes. Ivan Konovalov, directeur du Centre de conjoncture stratégique, est convaincu que «pour l'instant c'est un jeu politique, mais rien n'est à écarter dans la situation actuelle compte tenu de la politique imprévisible du président Erdogan». Et l'expert militaire Alexandre Perendjiev souligne que l'annonce d'un éventuel contrat sur les S-400 est une «opération de communication conjointe de la Russie et de la Turquie» destinée à observer la réaction des États voisins et à montrer l'aptitude de la Russie à entretenir une coopération militaro-technique avec les pays de l'Otan.

    On ignore pour le moment comment Ankara pourrait financer l'achat de ces systèmes. La semaine dernière, certains médias ont rapporté que la Turquie achèterait des S-400 pour 2,5 milliards de dollars, tout en précisant qu'il était question d'une livraison de deux divisions de S-400 de Russie, ainsi que de la production à terme de deux autres unités en Turquie même. Aucun démenti officiel n'a été publié à ce sujet. C'est toutefois logique: dans la coopération militaro-technique, notamment à l'étape finale de la signature des contrats d'armement, toute l'information est confidentielle.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Tags:
    S-400, Turquie, Russie
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