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    L'Europe de l'Est ne veut plus de produits de «seconde sorte»

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    Izvestia
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    Même marque, même nom, même emballage et pourtant: les produits importés en Union européenne ne sont pas de qualité équivalente suivant qu'ils sont vendus en Allemagne ou en Bulgarie.

    Les pays d'Europe de l'Est membres de l'Union européenne (UE) se sont adressés à la Commission européenne pour que soit interdite cette pratique mais cette dernière a répondu que les expertises menées dans certains pays ne confirmaient pas l'ampleur du problème. Selon le quotidien Izvestia.

    Les ministères de l'Agriculture des pays d'Europe de l'Est souhaitent que la Commission européenne interdise aux compagnies internationales de livrer sur le marché commun de l'UE la même marchandise en apparence, mais dont la composition et la qualité diffèrent en fonction du pays destinataire. Plusieurs expertises de qualité des produits alimentaires et ménagers ont été effectuées dernièrement en Slovaquie, en Tchéquie, en Hongrie et en Bulgarie. Le dernier test a été réalisé en Tchéquie sous l'égide du ministère de l'Agriculture. La vérification a révélé, entre autres, que la pâte à tartiner Nutella vendue en Allemagne contenait 10% de protéines en plus, et que les bâtonnets panés Iglo y contenaient bien plus de viande. Même la qualité de la poudre lessive Persil s'est avérée différente.

    Le service de presse du ministère tchèque de l'Agriculture a déclaré que son ministre, Marian Jurecka, présenterait les résultats de la nouvelle étude le 17 juillet au Conseil de l'UE et exigerait de régler le problème au niveau législatif.

    Avant cela, le service vétérinaire et alimentaire de Slovaquie avait découvert que sur 22 produits testés fournis sur les marchés de la Slovaquie et de l'Autriche, 13 présentaient des différences significatives de qualité.

    Des résultats similaires ont été obtenus en Bulgarie et en Hongrie. Le premier ministre bulgare Boïko Borissov a même qualifié ce problème d'«apartheid alimentaire», alors que son homologue hongrois Viktor Orban estime que de cette manière on fait des habitants d'Europe centrale «des personnes de seconde sorte».

    La position de la Commission européenne est ambiguë. Selon Vera Jourova, commissaire européenne à la justice, aux consommateurs et à l'égalité des genres, il faut «faire pression sur des producteurs concrets au lieu de perdre du temps à préparer une nouvelle loi».

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Tags:
    produits alimentaires, Europe
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