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    Donald Trump

    Donald Trump a du mal avec le travail en équipe

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    Traduction de la presse russe (août 2017) (72)
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    Toutes les initiatives du président américain Donald Trump en politique étrangère se brisent sur l'opposition et le sabotage de son conseiller à la sécurité national Herbert McMaster. C'est ce qu'a annoncé la revue The Daily Caller se référant aux anciens membres du Conseil de sécurité nationale (NSC) des USA.

    De plus, selon des médias américains, le département d'Etat serait «en guerre» avec la Maison blanche.

    «McMaster s'oppose à toutes les propositions du président. Trump veut sortir d'Afghanistan, McMaster souhaite une plus grande implication; Trump veut quitter la Surie, McMaster a l'intention de s'y ingérer; Trump souhaite régler la situation avec la Chine, McMaster ne le veut pas; Trump veut régler le problème islamique, McMaster — non; nous voulons tous nous débarrasser de l'accord (nucléaire) avec l'Iran, mais McMaster ne veut pas», a déclaré un ancien membre haut placé du NSC qui a souhaité gardé l'anonymat. Selon le quotidien Kommersant.

    Une autre source de la revue a noté que le président Trump n'était pas un «grand amateur des actions de McMaster». «Je ne comprends pas pourquoi il permet à ce gars de rester à ce poste s'il sape les démarches entreprises par Trump en politique étrangère», a déclaré l'ancien membre de l'administration. Et d'ajouter que le département du NSC supervisant la politique avec la Russie restait sous la direction des responsables nommés par l'ex-président Barack Obama, qui «agissent à plein régime» conformément aux approches de l'ancienne administration.

    Rappelons que Donald Trump continue d'éprouver quelques difficultés pour trouver des responsables. Ainsi, plusieurs postes du département d'Etat restent vacants. Comme l'a annoncé fin juillet la revue Washington Free Beacon, le département d'Etat «mène une guerre politique ouverte (contre l'administration de Donald Trump), y compris une politique de désobéissance et une campagne contre la Maison blanche dans les médias». Selon les sources de la revue, la Maison blanche avait envoyé au département les listes des candidats potentiels pour y travailler, mais les assistants du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson les ont ignorées. Alors que jusqu'à présent la politique continue d'être dictée en grande partie par les personnes nommées sous l'administration du 44e président des USA Barack Obama. Par conséquent, conclut la revue, le département d'Etat est «en guerre» avec la Maison blanche sur plusieurs questions centrales, dont le processus de paix israélo-palestinien, la situation avec l'Iran et le conflit autour du Qatar.

    Les observateurs attirent également l'attention sur le fréquent remplacement de hauts responsables. Ainsi, le 31 juillet a été annoncé le renvoi du directeur de la communication Anthony Scaramucci seulement dix jours après sa nomination. Et le 2 août la Maison blanche a mis fin aux fonctions du directeur du renseignement au NSC Ezra Cohen-Watnick. D'après le journal Politico, Herbert McMaster exigeait depuis longtemps sa démission. Ses efforts ont abouti seulement quand le 31 juillet John Kelly a été nommé au poste de secrétaire général de la Maison blanche pour remplacer Reince Priebus.

    En évoquant sa démission ce dernier a parlé de la volonté du président américain de procéder à un «redémarrage» au sein de l'administration pour commencer à agir autrement. «Le général Kelly apportera à la Maison blanche une nouvelle structure, discipline et pouvoir», a commenté les nouvelles nominations la porte-parole de l'administration américaine Sarah Sanders.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (août 2017) (72)

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    Tags:
    équipe, présidence américaine, Donald Trump
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